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Gouverner un pays par la vertu et nommer des fonctionnaires sur la base de la sagacité [Site Clartés et Sagesse]
Un individu sans vertu ne peut pas s'établir dans le monde. La cultivation de la vertu devrait être une priorité dans la vie. « Gouverner un pays par la vertu et nommer des fonctionnaires en sa basant sur la sagacité » établit une fondation pour bien gouverner un pays et apporter la paix au monde. Cet adage vient de la très ancienne et profonde culture de la Chine, qu'on dit être conférée par les divinités. C'est une vertu dont on devrait toujours se rappeler et transmettre. Quelqu’un qui est judicieux montre souvent une noblesse de caractère ainsi que la capacité d'amener le bien-être aux gens. Les anciens chinois nommaient des fonctionnaires qui adhéraient au principe de la vertu et qui montraient des talents valables, mais ces qualités avaient différents degrés d'importance. La vertu était première car elle guiderait alors ses propres capacités à gouverner, menant à l'adage « Les talents soutiennent la vertu, alors que la vertu mène aux talents. » Sima Guang (1019-1086) était un érudit vertueux, un homme d'État, et un poète. He Zi Zhi Tong Jian, c.-à-d., Miroir complet pour l'aide dans le gouvernement, une chronique générale de l'histoire chinoise de 403 av JC à 959 ap JC, est considérée comme une des meilleures œuvres historiques de la dynastie Song du nord (960-1127). Sima Guang divisait les individus en quatre groupes basés sur leur vertu et leurs talents : les personnes sagaces, qui ont à la foi vertu et talents ; les personnes idiotes, qui n'ont ni vertu ni talents ; les personnes nobles qui ont de la vertu mais aucun talent ; et les personnes inférieures, qui ont des talents mais aucune vertu. Quand il était temps de nommer un fonctionnaire, le premier choix était une personne sagace ensuite une personne noble. Si on ne pouvait trouver ni une personne sagace ni une personne noble, il valait mieux employer une personne idiote plutôt qu'inférieure, parce que les individus avec des talents mais sans vertu étaient les plus dangereux. Ils étaient pires que ceux qui n'ont ni talents ni vertu. L’Empereur Kangxi (1654-1722) de la dynastie Qing (1644-1912), en nommant des fonctionnaires, a toujours utilisé ce critère : « Pour nommer une personne, sa vertu est la plus importante tandis que ses talents sont secondaires, » et « le meilleur candidat est celui qui a vertu et talents, celui qui a des talents mais est sans vertu est plus plus mauvais que celui qui a de la vertu en étant dépourvu de talents. » Il y a une histoire de la période des Etats guerriers (475-221 av JC.). Le Roi Hui de la nation Wei demanda au Roi Wei de la nation Qi : « En tant que roi de la nation Qi, quels genres de trésors avez-vous rassemblé ? » Le Roi Wei répondit : « rien. » Le Roi Hui dit : « Dans une petite nation comme la mienne, j'ai rassemblé plusieurs perles qui ont environ un pouce de diamètre. Ces perles peuvent émettre une lumière qui peut briller sur douze ports. Dans votre nation qui possède des milliers de ports, comment se fait-il que vous n'ayez aucun trésor? » Le Roi Wei répondit : « Les trésors les plus valables pour moi sont les personnes sagaces, et cela est différent des trésors que vous avez. J'ai un fonctionnaire appelé Tanzi. Je le laisse gouverner Gaotang, ainsi la nation de Zhao n'ose pas envahir notre nation. J'ai un autre fonctionnaire appelé Qianfu que j'ai nommé pour gouverner Xuzhou. Il prend la charge de plus de sept mille familles qui se sont déplacées là de différents endroits. J'ai encore un autre fonctionnaire appelé Zhongshou sous le gouvernement duquel la population mène une vie paisible et heureuse et ne s'inquiète pas, même si leurs portes restent ouvertes la nuit. De tels trésors peuvent briller sur des milliers de kilomètres, bien plus de douze ports. » Les mots du Roi Wei révélaient pourquoi la nation de Qi était riche et puissante. Le premier ministre Zhuge Liang (181-234 ap JC), un des stratèges les plus accomplis dans l'histoire chinoise pendant le royaume de Shu (l'ère des trois royaumes, 220-280 ap JC), recommanda Jiang Wan à l'empereur comme son propre successeur. Il recommandait Jiang pour souligner sa culture personnelle, son caractère élevé, sa bonne volonté d'accepter la critique, et sa générosité. Après la mort de Zhuge, Jiang contrôla les affaires de la nation prudemment et efficacement. Les intérêts du peuple étaient au coeur de son travail ; il pardonnait et appréciait la confiance des gens. À ce moment-là, le royaume de Shu n'était pas aussi fort que le royaume de Wei, qui avait beaucoup de personnes exceptionnellement capables et avait attaqué le royaume de Shu plusieurs fois. Le fait que Jiang Wan et Jiang Wei (un général célèbre qui succéda Zhuge Liang pour commander l'armée) aient pu sauvegarder le royaume de Shu et ses citoyens pendant 29 ans était la preuve du choix correct des fonctionnaires de Zhuge. Zhuge lui-même était un visionnaire. Pour mener une expansion nordique et unir la Chine, il vécut selon ses propres mots : « S'épuiser pour la nation jusqu'à ma mort. » Dans sa lettre au Roi Liu Chan juste avant qu'il ne meurt, Zhuge écrivit : « J'ai 800 mûriers [qui peuvent être employés pour alimenter les vers à soie], ce qui devrait être assez pour subvenir à mes enfants . Après ma mort, je ne voudrais pas qu'ils aient des surplus de soie ou des revenus extérieures, qui les empêchent de vivre selon ce qui est attendu d'eux. » Tous les fonctionnaires que Zhuge avait appointés menaient des vies économes. Jiang Wan « était élégant et modeste de nature. Il n'accumulait ni n'amassait de richesse dans sa maison. Il ordonna à tous ses enfants de porter des vêtements civils et de manger de la nourriture simple, de sorte que leurs habitudes de vie ne soient pas différentes de celles des gens ordinaire. » De même, Jiang Wei « vivait dans une maison simple, n'avait pas d'épargne, et n'avait aucun domestique avec lui quand il voyageait. » Gouverner une nation par la vertu est vraiment important, car cela peut affecter positivement ou négativement l'utilisation de son propre pouvoir pour en faire ou non bénéficier le peuple. La vertu a aussi un impact sur la conduite des fonctionnaires et des gens comme sur la sécurité de la nation. Depuis les temps anciens, les fonctionnaires éthiques et vertueux et ceux avec une bonne intégrité personnelle ont constitué la base d'une politique honnête et juste. De tels fonctionnaires peuvent placer à tout moment les intérêts du peuple en priorité. En revanche, la nomination de fonctionnaires ne peut que mettre le pays et le peuple en danger. Ils prennent l'intérêt personnel comme leur point de départ, ce qui favorise l'égoïsme et permet aux personnes inférieures de tout contrôler. Le résultat ce sont des dommages durables pour le pays. D'un point de vue historique, l'apparence des fonctionnaires corrompus ou des fils prodigues a été dû à cela. La raison derrière les plus grandes calamités est que les personnes impliquées n'avaient aucune vertu. Aujourd'hui, quand la moralité des gens connait un déclin rapide, faire revivre la culture chinoise traditionnelle, conférée par les divinités est devenu encore plus important. Les lois peuvent limiter le comportement des gens, mais adhérer à la morale restreint l'esprit des gens. Seule une personne inférieure sera soumise aux seules lois régissant une nation. Se conduire selon la vertu peut guider quelqu’un à devenir noble. Ce n'est qu'en adhérant à la moralité qu'on pourra suivre un chemin juste et qu'on aura un avenir lumineux. Agir de cette façon produira des coutumes et une conduite justes, et rendra tout prospère et paisible.
Version anglaise disponible à : http://clearwisdom.net/emh/articles/2008/1/18/93382.html |
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