--Article
de la troisième conférence de partage d’expériences de cultivation sur Internet
en Chine continentale
[Site Clartés
et Sagesse]
Écrit par un
pratiquant de Falun Dafa de la province du Shandong
Comme j’étais trop imprudent, j’ai été arrêté illégalement par la police et
ma maison a été dévalisée, ce qui a causé des pertes inutiles. Plus d’une année
s’est écoulée et j’ai réfléchi sur le cours de ces événements. J’ai maintenant
compris profondément dans mon cœur qu’à chaque pas sur mon chemin de
cultivation, j’ai besoin de Dafa pour me guider et de la protection du Maître. Tant
que je suis dans la Loi à n’importe quel moment et dans n’importe quelle
circonstance, le Maître arrange ce qu’il y a de mieux pour moi et des phénomènes
paranormaux ou même miraculeux se produisent, et quand je ne suis pas dans la
Loi, je trébuche et je tombe.
J’ai été emmené dans un hôtel de premier ordre. Plus tard, j’ai appris que
« l’équipe des cas spéciaux du Bureau 610 » du gouvernement
provincial y logeait.
Deux policiers m’ont adressé la parole. L’un d’eux, dans la cinquantaine,
était chef du département de la politique et de la protection. L’autre était un
policier dans la trentaine. Ils ont commencé par la tactique habituelle de
faire semblant d’être bons au début, et quand cela n’a pas marché, ils ont
donné libre cours à leur côté pervers et sont devenus sarcastiques et
insultants. Même s’ils ont épuisé tous les stratagèmes, je restais solide comme
un roc et demeurais inébranlable. J’ai clarifié la vérité quand l’occasion
s’est présentée et j’ai continué à émettre la pensée droite vers mes
kidnappeurs pour essayer d’éliminer les facteurs pervers derrière eux. J’ai
remarqué que celui qui était plus âgé n’écoutait pas du tout la vérité et
c’était presque impossible de le sauver. Alors j’ai focalisé ma pensée droite
sur lui afin d’éliminer la perversité qui l’influençait.
Lorsque j’étais seul avec le jeune policier, je lui ai
dit : « Toi et ta famille avez de la chance de m’avoir
rencontré. » Il a demandé : « Pourquoi ? » J’ai
répondu : « Aussi longtemps que tu dis “Falun Dafa est bon ” avec
ton cœur, cela protègera toute ta famille. »
Il a souri et dit : « Merci, je te suis reconnaissant pour
ton conseil ! » Il a continué : « En fait, j’ai de la
réticence à faire ce genre de travail. On m’a assigné cette tâche à la dernière
minute. Je ne suis pas sûr où on m’enverra la prochaine fois. » J’ai
répliqué : « Peu importe ce que tu feras dans l’avenir, ne persécute pas
le Falun Gong, sinon les malheurs te tomberont dessus sans aucun doute. »
Il a acquiescé d’un signe de tête.
Dès qu’on m’a emmené de mon domicile, j’ai songé à comment faire pour
m’enfuir. Je me suis dit qu’en tant que pratiquant, j’avais l’aide du Maître et
je ne peux être manipulé par la perversité. La nuit suivante, alors que j’étais
couché, j’ai continué à émettre la pensée droite et à demander au Maître de
m’aider à fuir le danger. J’étais enfermé dans une chambre de l’hôtel et deux
gardes me surveillaient à tour de rôle toute la nuit. Avant l’heure du coucher,
le chef de police a tenu à informer les deux gardes que la police était tout
autour dans les chambres avoisinantes et qu’ils pouvaient crier à l’aide s’il
arrivait quoi que ce soit. J’ai continué à émettre la pensée droite pour
demander au Maître de me donner la force et faire que les gardes tombent dans
un sommeil profond.
Vers minuit, à demi endormi, j’ai vu les deux gardes dormir dans leur lit,
un dormait sur le dos et l’autre sur le ventre. Toutefois, je me suis rendormi.
Soudain je me suis réveillé et j’ai regardé ma montre : il était
exactement deux heures du matin. J’ai regardé les deux gardes à nouveau, et ils
étaient réellement profondément endormis. Je me suis rendu compte que c’était
ce moment là que je attendais. J’ai pris mon temps pour mettre mes chaussures
et marcher devant les gardiens sans faire de bruit et sortir de la chambre.
En me hâtant vers la grille, j’ai remarqué qu’elle était verrouillée.
Jetant un coup d’œil dans la cabine du gardien, j’ai vu un agent de la sécurité
en train de me fixer du regard. Bien que je ne m’attendais pas à cela, je
n’avais pas peur. Je lui ai dit calmement : « Ouvrez la grille
s’il vous plaît ! » Il a ouvert la grille sans broncher. Un taxi attendait
à l’extérieur de la grille ! Je suis entré dans le taxi et j’ai quitté le
lieu rapidement. Ensuite j’ai pris un autobus et je suis descendu à ma
destination, et un autre taxi m’attendait là. Je suis arrivé chez un compagnon
de pratique situé à plusieurs centaines de li (un li est équivalent à 547 mètres) vers
4 h 30 du matin.
J’ai téléphoné tout d’abord à ma famille parce que je savais qu’ils étaient
inquiets pour moi. Ensuite j’ai demandé à mon fils (un pratiquant) de répandre
la nouvelle de mon escapade aux compagnons de pratique avec qui j’étais
fréquemment en contact. Je lui ai dit de leur transmettre le message que la
police n’était nullement au courant de ce que j’avais fait auparavant et donc qu’ils
ne devaient pas se soucier de ma sécurité ou de leur propre sécurité. Je ne
voulais pas que mon arrestation ait un effet sur les compagnons de pratique par
rapport à leur cultivation, leur clarification de la vérité et le salut offert
aux êtres vivants.
Étant donné que j’avais l’estime de mes compagnons de pratique, et qu’ils
pensent que je suis diligent dans la cultivation, je m’inquiétais du fait que
mon arrestation pourrait avoir un impact négatif sur certains d’entre eux, et
pourrait créer de l’anxiété dans leur esprit. Cependant, mon évasion en
utilisant les pensées droites ont validé la magnificence de Dafa et prouvé
qu’aussi longtemps que les pensées d’un disciple sont droites, le Maître le
protège, et la persécution menée par la perversité disparaît d’elle-même.
Après être resté pendant plusieurs jours chez ce compagnon de pratique, je
me suis rendu à la capitale provinciale. Beaucoup de mes camarades de classe,
proches, et amis vivent dans cette ville. C’était une bonne occasion de leur
clarifier la vérité et de les sauver. Plus tard, je suis allé à ma ville
natale. À mon arrivée, j’ai appris que plusieurs de mes proches, amis et
d’autres personnes m’attendaient pour que je leur clarifie la vérité et sauve
leur vie. Un autre point concernait la nécessité d’importer des documents et
d’envoyer des déclarations et des articles qui provenaient d’autres régions au
site Internet Clearwisdom et à La Grande Époque. Il n’y avait aucun centre de production de
documents local. Ce problème avait un très grand effet sur la clarification de
la vérité dans la région. La rectification de la loi étant arrivée à ce
stade-ci, je me suis rendu compte que la situation n’était pas normale. Je
voulais utiliser mes compétences pour résoudre le problème. Après avoir élaboré
des plans pendant un certain temps, certains pratiquants locaux et moi avons
mis sur pied un centre de production de documents, nous permettant ainsi
d’envoyer de l’information à l’étranger.
Bien que j’aie vécu hors de mon domicile pendant plus d’un an, je ne me suis
pas senti seul et malheureux. Bien au contraire, l’année passée a été la plus
belle année de ma vie. Ma femme, également pratiquante, et moi avons fait ce que
nous devions faire et avons vécu des vies riches et qui ont un sens. La
persécution ourdie par la perversité n’a non seulement pas réussi à atteindre
les résultats escomptés mais elle a donné aussi plus de dimensions spacieuses pour
permettre aux pratiquants de valider Dafa. Bien sûr, tout ceci a été accompli
avec l’aide du Maître. Je sens maintenant que le Maître est à côté de moi tout
le temps et arrange très bien les choses triviales dans la vie ainsi que la
grande tâche de validation de la loi.
Notre vertu majestueuse provient de la Loi. Depuis l’obtention de la Loi en
1996, je me suis gardé en tête que le Maître nous a demandé de lire les livres
et d’étudier davantage la Loi. J’étudie une à deux leçons de « Zhuan Falun » chaque jour en plus de lire d’autres
livres de Dafa. Je n’ai jamais cessé de lire au cours des dix années de ma
cultivation et j’ai lu « Zhuan Falun » beaucoup, beaucoup de fois. On doit aussi
regarder à l’intérieur de soi quand on se trouve nez à nez avec un problème.
Peu importe si c’est notre problème ou celui d’une autre personne, s’il surgit
dans la réalité ou est mentionné dans l’article d’un compagnon de pratique, je
l’utilise toujours comme un miroir pour réfléchir sur moi-même. Dès que je
découvre mes insuffisances, je les corrige et me débarrasse des attachements
petit à petit.
Étudier plus la Loi et regarder à l’intérieur de soi face à un problème a jeté
une base solide pour ma cultivation personnelle et la validation de la Loi.
C’est cela la raison fondamentale expliquant mon calme et le fait d’avoir pu
m’échapper du danger sans difficulté.
L’autre jour quelques personnes qui se sont écartées du droit chemin ont
essayé de me « transformer » et ont dit : « N’est-ce
pas pour toi que tu cultives ? » J’ai répondu : « Non.
Je cultive Dafa pour m’élever mais pas seulement pour moi. Ma mission la plus
importante consiste à valider la Loi et à sauver les êtres. Il y a encore de
nombreuses personnes qui méritent d’être sauvées, mais qui n’ont pas été
sauvées. C’est mon souhait non réalisé. Tant que je serai encore dans ce monde
ne serait-ce qu’un jour, j’irai et je les sauverai. » Ces mots sont venus
du fond de mon cœur.
Ces plus de dix années de cultivation m’ont changé physiquement et spirituellement. Étant auparavant une personne malade prenant beaucoup de médicaments, je suis devenu maintenant une personne en bonne santé avec un visage rayonnant. Je me suis aussi transformé d’une personne colérique en une personne calme et au cœur noble qui ne se dispute plus avec quiconque. J’ai l’air beaucoup plus jeune que ceux de mon âge, mes cheveux sont noirs et mon visage éclatant. Beaucoup de mes compagnons du village me prennent pour mon frère cadet. Mon frère cadet est dans la quarantaine et je suis beaucoup plus âgé – dans la soixantaine.
Chaque fois que je lis le poème du Maître « Le chemin difficile des
Divinités», je ne peux m’empêcher de verser des larmes :
« La
longue et longue affinité des dix mille générations
Est
reliée au Dafa par un fil
Dans
les tribulations on forge le corps d’or
Pour
quelle raison les pas sont-ils si peu pressés ? »
Dans mon cœur je sens que je ne peux pas rembourser même une fraction d’un
dixième sur un millier de la grande bienveillance que j’ai reçue du Maître. Je
sens aussi que je progresse à pas lents dans la cultivation et je ne suis pas
suffisamment diligent. Cela me fait mal au cœur et je me sens coupable.
Le 1er
octobre 2006
Traduit de l’anglais
au Canada le 10 novembre 2006
Version chinoise
disponible à : http://www.minghui.org/mh/articles/2006/10/23/139158.html
Version anglaise
disponible à : http://clearwisdom.net/emh/articles/2006/11/7/79705.html