Le
témoin continue à révéler les horreurs du prélèvement d’organes sur des
pratiquants de Falun Gong vivants à l’intérieur du camp de concentration de
Sujiatun
[Site Clartés et Sagesse]
"Mon ex-mari faisait le prélèvement de cornée. Au
début, il ne savait pas si ces gens en avaient donné l’autorisation. Les gens
qui étaient sur les tables d'opération n'étaient pas conscients. Ils étaient
vivants. Il l'a su après en avoir opéré quelques uns. Il a dit que la personne
qui lui avait demandé de faire ce genre de chose lui avait dit: Vous êtes déjà
sur ce bateau. Tuer une personne est un meurtre. En tuer plusieurs est
également un meurtre. Il a dit que plus tard il savait également que les
personnes étaient vivantes. Il n'a pas demandé où les organes et les cadavres
étaient envoyés." -- témoin
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Une autre entrevue s’est tenue avec le
témoin qui est venue il y a plusieurs jours pour révéler des détails concernant
le camp de concentration de Sujiatun en Chine du nord-est. Lors de cette entrevue
le témoin a révélé que son ex-mari était un des principaux chirurgiens du camp
de concentration. Il est un neurochirurgien et était principalement responsable
du prélèvement de la cornée. En raison du caractère horrifiant du prélèvement
d'organes vivants et de l’incinération des cadavres, le témoin et sa famille
ont vécu des expériences de vie dévastatrices. Chaque fois qu'elle se rappelle
des événements de Sujiatun, sa douleur est indescriptible. Il est presque
impossible que les gens imaginent le degré de souffrance que les pratiquants de
Falun Gong subissent à l'intérieur du camp.

L’entrée principale du camp de concentration de Sujiatun (Aussi appelé
Centre de traitement de thrombose de médecine nationale
traditionnelle chinoise (TCM)



La fournaise du coté sud-est du camp de concentration de
Sujiatun
Ce qui suit est la traduction de la conversation entre le journaliste et le témoin:
Journaliste: Comment savez-vous que tous les détenus à Sujiatun sont
des pratiquants du Falun Gong?
Réponse: Ils sont tous des pratiquants de Falun Gong. Pour
d'autres personnes, ils ont des parents. Les parents viendraient réclamer les
membres de leur famille. Lorsque les pratiquants de Falun Gong sont envoyés
ici, leurs familles ne le savent pas. Les prisons de Masanjia et de Dabei
détiennent de nombreux pratiquants du Falun Gong. Maintenant il n'y en a plus
beaucoup. Les gens ordinaires sont libérés. Où envoie-t-on ces pratiquants de
Falun Gong?
Ces
pratiquants de Falun Gong qui étaient détenus à Sujiatun avaient refusé de
signer une lettre disant qu'ils ne pratiqueraient plus le Falun Gong. Beaucoup
ont manifesté en faisant la grève de la faim. Ils étaient très faibles parce
qu’ils ne mangeaient pas.
Tous ont
reçu un morceau de papier. Si vous ne pratiquiez pas le Falun Gong, vous mettiez
votre empreinte digitale sur le papier, vous étiez libéré immédiatement. Une
fois qu'une personne sortait de l’endroit où les pratiquants étaient détenus, les
personnes à l'intérieur ne savaient pas où elles étaient allées. Ils pensaient
que ces personnes avaient été libérées. Ou bien, on leur disait que ces
personnes avaient été transférées à d'autres hôpitaux pour traitement. Ceux qui
sortaient étaient habituellement tout d’abord battus jusqu'à ce qu'ils perdent
conscience. Alors l'anesthésie était injectée.
Journaliste: Selon le site
Web officiel du système légal de la ville de Shenyang, l'hôpital de Sujiatun s’est
arrangé en l’an 2000 pour que tous les cadres du parti communiste chinois
étudient la décision de persécuter le Falun Gong.
Réponse: Je n'étais pas
au courant de ceci. Parfois mon ex-mari vivait dans le dortoir de l'hôpital. Habituellement
il ne me parlait pas de ce genre de chose. Il appelait simplement à la maison
et disait qu'il était occupé et puis il ne rentrait pas à la maison.
Mon ex-mari savait qu'ils étaient des pratiquants de
Falun Gong. Tous les chirurgiens le savaient. À ce moment-là, on leur a dit que
la persécution du Falun Gong ne comptait pas comme un crime. Au lieu de cela,
c'était le "nettoyage" pour le parti communiste chinois. Soit ceux
sur la table d'opération étaient détruits mentalement soit ils avaient perdu
conscience. Les cibles principales du prélèvement de la cornée étaient les
personnes âgées et les enfants.
Beaucoup de pratiquants du Falun Gong étaient
détenus dans une maison résidentielle d'un étage à l'hôpital. Cette maison a
été démantelée en 2003. Nous avons deviné qu'il y avait un sous-sol caché. Ils
n'admettront pas qu'il y avait dans le passé une maison résidentielle à un
étage. Ils pourront éventuellement dire qu’elle avait été construite pour les
ouvriers ruraux ou les sans-abris.
Mon ex-mari s’inquiétait également qu'un jour il pourrait
être tué afin de détruire une preuve. Il est donc allé à l'étranger. D'autres savaient
qu'il n'oserait pas parler.
Journaliste: Au cours des années, aucun parent n’est venu s’enquérir
des membres de leur famille?
Réponse: En 2001 et en 2003, seulement un paysan est venu
demander si les membres de sa famille étaient détenus ici. C'était gardé
secret. Personne ne savait. Quand les gens étaient arrêtés, il n'y avait aucun document.
Quand les gens étaient libérés, il n'y avait aucun document non plus.
La
persécution est la persécution. Elle est contre l'humanité. En tant que chinoise,
je suis très triste. Ce sont des chinois qui massacrent des chinois. C’est
différent du massacre de Nanjing quand les Japonais ont envahi la Chine. C’est
tuer nos propres camarades. Qu’ils pratiquent le Falun Gong ou non, ils sont
nos camarades. C'est très brutal.
Journaliste: Comment est-ce
que le camp de concentration de Sujiatun peut-il rester secret ?
Réponse : Parce que
plusieurs personnes partagent les gains. Ainsi ils ne le diront pas aux autres.
Cette salle ici peut contenir au moins 100 personnes. Vous savez lorsque les
pratiquants du Falun Gong sont détenus, ils n’ont aucun espace privé. Tous sont
entassés les uns sur les autres. Peut-être qu’une personne va aux toilettes et quand
elle revient, elle ne trouvera plus du tout de place. Beaucoup de pratiquants
de Falun Gong étaient détenus dans une maison résidentielle d’un étage à
l'hôpital. Cette maison a été démantelée en 2003. Nous avons deviné qu'il y
avait un sous-sol caché. Un salon d'une maison ordinaire aux Etats-Unis peut
facilement contenir 100 personnes. Notre hôpital est très grand. Ils
n'admettront pas qu'il y avait par le passé cette maison résidentielle d'un
étage. Ils pourront éventuellement dire qu'elle avait été construite pour les
ouvriers ruraux ou les sans-abris.
Journaliste: Pensez-vous que Chi Mingyu, le chef de l’hôpital de
Sujiatun était au courant?
Réponse : Je crois qu’il devait le savoir.
Journaliste: C’est un camp de concentration dans un endroit public?
Réponse : C’est semi-publique. Tout le monde a entendu parler de
cet hôpital. Il est assez célèbre. Cependant, habituellement les gens qui n'ont
pas de maladies de cœur ou de thrombose ne viennent pas à l'hôpital. Donc ce
n'est pas un endroit entièrement public non plus.
Sujiatun
est un district suburbain de Shenyang. C’est comme un secteur rural. Si
d'autres hôpitaux du district de Sujiatun ont fait la même chose, je ne sais
pas. Les employés du système de santé publique peuvent se déplacer librement
dans le système.
Nous
avons constaté que les approvisionnements de l'hôpital avaient augmenté
soudainement. On se demandait: pourquoi tant de personnes viennent-elles? Je
prends une navette comme moyen de transport pour aller travailler. Nous ne nous
inquiétions pas tellement. Nous ne savions pas non plus si le Falun Gong était
bon ou mauvais.
Journaliste: Comment avez-vous su pour le prélèvement d’organes
vivants?
Réponse : Au cours de la nouvelle année chinoise 2003, les gens se
sont rendus visite pendant la nouvelle année. Par exemple, ils se réunissaient
pour jouer aux échecs chinois, ou au Mah-jong. Quand ils parlaient, ils parlaient
un peu de ce genre de chose. Je savais que ma famille avait de l'argent facilement
gagné, mais je n’en connaissais pas la source. Plus tard, mon ex-mari m'en a parlé.
Mon
ex-mari est un neurochirurgien très doué. De nombreux directeurs d’hôpitaux
voulaient qu'il travaille dans leur hôpital. Il était facile de l'utiliser. Il
est intelligent. Il savait comment obtenir de l'argent.
Lorsqu’il
a rejoint l'hôpital de Sujiatun, il était interne. Il a été rapidement promu au
titre de chirurgien. À partir de 2003, j'ai noté qu'il était souvent distrait. Par
exemple, il regardait la télévision en tenant un coussin. Lorsque
j’éteignais la télévision, il ne le remarquait pas.
Au début, mon ex-mari a simplement dit qu'il voulait
trouver un autre travail. J'étais très étonnée: Pourquoi? Nous avons une bonne
vie ici à Sujiatun. Graduellement, il a commencé à transpirer la nuit et à
avoir des cauchemars. Quand il se réveillait, le drap était imbibé de sa sueur qui
laissait des traces de forme humaine. Je lui ai demandé si son travail était
trop stressant. Parfois il avait de longues discussions avec mon père dans
notre salle de lecture. Il disait qu'il voulait changer de travail et demandait
à mon père de l'aider. Cependant, pour une raison ou pour une autre, personne
dans notre famille ne l'a aidé à changer de travail.
Finalement, je ne pouvais plus le supporter. Je lui
ai demandé. Alors il m'a dit ceci. Mon ami a été témoin des pratiquants de
Falun Gong détenus à Sujiatun. Tout le monde savait que de nombreux pratiquants
de Falun Gong venaient des prisons de Masanjia et de Dabei. Ça nous faisait
rien de penser à cela. Un bon nombre de personnes qui travaillent à Sujiatun
sont issues de familles de cadres supérieurs. Depuis un très jeune âge, nous
avons formé cette habitude: ne pas poser de question sur ce qui ne nous concerne
pas.
Le frère d'une de mes camarades de classe est allé à
l’étranger en l’an 2002 peu de temps après avoir participé à cette affaire. Il
est parti après avoir effectué quelques opérations.
Journaliste: Quelles sortes d’opération votre mari a-t-il fait?
Réponse : Mon ex-mari faisait
le prélèvement de cornée. Au début, il ne savait pas si ces gens en avaient
donné l’autorisation. Les gens qui étaient sur les tables d'opération n'étaient
pas conscients. Ils étaient vivants. Il l'a su après en avoir opéré quelques
uns. Il a dit que la personne qui lui avait demandée de faire ce genre de chose
lui avait dit: Vous êtes déjà sur ce bateau. Tuer une personne est un meurtre. En
tuer plusieurs est également un meurtre. Il a dit que plus tard il savait
également que les personnes étaient vivantes. Il n'a pas demandé où les organes
et les cadavres étaient envoyés.
Puis il a développé un châtiment. Il était même nerveux
lorsqu’il conduisait. Il ne pouvait pas vivre une vie normale.
En 2003, beaucoup de gens au bureau de santé
publique étaient au courant. Pas seulement la famille, même quelques étrangers étaient
au courant.
Mon ex-mari m'a dit que ces patients qui avaient
besoin de reins étaient dans d'autres hôpitaux. Le rein était enlevé à
l'hôpital de Sujiatun. Il ne savait pas grand-chose après. Peut-être des
cadavres étaient envoyés au four crématoire de Sujiatun ou à l'incinérateur.
On ne prélevait pas uniquement la cornée de
quelqu’un. D’autres organes étaient aussi très probablement prélevés sur la
même personne. Ce n'était pas différent d’un meurtre. Lorsque les chirurgiens
dévient un peu, leurs scalpels tuent les gens.
J'ai divorcé pour cette raison. Si il c’était
s’agit d’affaires extra conjugales, peut-être que j’aurais pu le tolérer. Le
fait qu'il pouvait me dire ceci indiquait qu'il avait encore un peu de
conscience. S'il ne m'avait rien dit, je ne l'aurais pas cru. Il me l'a dit de
sa propre bouche. Personne ne dirait qu'il a fait une chose pareil.
Journaliste: Y a-t-il d’autres chirurgiens?
Réponse : Il y a d’autres chirurgiens. Mon ex-mari est un neurochirurgien.
C’est impossible qu’il prélève un rein.
Journaliste: Est-ce que ceux qui en font partie pensent qu’ils ont
fait quelque chose de mauvais?
Réponse : Entre la vie et l'argent, certains choisissent l'argent.
Après avoir appris ceci, j'ai dit à mon ex-mari: « Ta vie entière est
ruinée. Tu ne pourras plus tenir des instruments chirurgicaux. » Quand tu
opéreras les gens, tu te souviendras des choses que tu as faites dans le passé.
Je ne suis pas le chirurgien. Néanmoins, toutes les fois que j’en parle, je
tremble et j’ai peur.
Plus
tard, après que mon ex-mari ait rempli des papiers pour aller à l'étranger, il
a dû m’expliquer pourquoi il devait partir. Je lui ai dit que les choix étaient
possibles avant [prélèvement d'organes vivants], mais pas après.
Je ne
pratique pas le Falun Gong. Je ne suis pas aussi noble. Je ne suis pas venue
aux Etats-Unis de si loin pour exposer ceci au monde. Mon ami m'a dit d’aller
aux Etats-Unis pour me changer les idées. Il m'a dit que l'Amérique est un pays
qui respecte les droits de l'homme. C'est un pays libre. Il a dit que vous pouvez
parler de vos expériences ici. Les gens pensent que j'ai divorcé parce que mon
ex-mari voulait aller à l'étranger et que je n'ai pas voulu y aller. D'autres
n'étaient pas contents de moi. Ils m'ont demandé pourquoi j'avais divorcé de mon
ex-mari et qu’il était un homme si bon.
Maintenant nous exposons ceci au monde entier. Au
moins une partie des gens là-bas pourront encore survivre. Cela m’est égal
qu’ils l’admette ou pas. L'exposer découragera ces actions perverses.
Je pense à ceux qui ont lu ces nouvelles, s’ils ont
des parents qui ont disparu, ils devraient se rassembler et exiger une
explication des organismes gouvernementaux en question. Quand les gens
disparaissent, c’est qu’ils sont morts ou qu’ils sont fous. Autrement, ils
trouveraient un moyen d'envoyer un message à la maison.
Le 11 mars le Shenyang Morning News a rapporté
qu'un ouvrier rural avait été incinéré sans la signature de la famille. La
personne est déjà incinérée. Qui sait si ses organes ont déjà été enlevés?
J'ai vu qu'il y avait la confession d'un espion. Il
y aura la confession d'un docteur. Il ne doit pas révéler son nom. Cependant,
il peut répandre l'information. Quiconque a fait ce genre de choses sent le
fardeau de la culpabilité.
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Brève présentation du camp de
concentration de Sujiatun
Sujiatun est l’un des neuf districts régis
par la ville de Shenyang. C'est une ville satellite à 15 kilomètres au sud de
la ville de Shenyang. Le camp de concentration de Sujiatun s'appelle également le
Centre de traitement de thrombose de médecine nationale traditionnelle chinoise
(TCM). L'adresse est Chemin 49 Xuesong, district de Sujiatun, ville de
Shenyang, province du Liaoning en Chine. Il s'appelle également le Centre de
traitement de Thrombose de la médecine chinoise et occidentale intégrée du Liaoning.
Il a été construit en 1998.
Traduit de l’anglais le 20 mars 2006
Glossaire : http://www.vraiesagesse.net/glossaire/glossaire.htm
Version chinoise disponible à : http://minghui.ca/mh/articles/2006/3/20/123261.html
Version anglaise disponible à : http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2006/3/20/71010p.html