Des
survivants de la persécution exposent le fait que les camps de travaux forcés
en Chine utilisent de fausses façades pour cacher la persécution de Falun Gong
aux yeux des médias et des investisseurs étrangers
[Site Clartés et
Sagesse]
Par la reporter de
Minghui, Mme Zhao Yali
Depuis que Jiang Zemin a
commencé à emprisonner des pratiquants de Falun Gong dans les camps de travaux
forcés, ces derniers ont exposé la persécution au monde entier. Quand des
organisations internationales de droits humains et des médias étrangers ont
demandé d’enquêter sur les allégations de persécution contre les pratiquants de
Falun Gong en Chine, le groupe de Jiang Zemin a commencé à utiliser une large
somme d’argent des contribuables pour installer de fausses façades sur les
camps de travaux forcés. Il a ensuite invité les médias étrangers à faire des
tours organisés minutieusement planifiés en choisissant des camps spécialement
préparés. Il espérait ainsi cacher la persécution aux yeux de la communauté
internationale.
Zhao Yali, reporter de
Minghui, a interviewé trois pratiquants de Falun Gong assez chanceux d’avoir
survécu à plus d’un an et demi d’emprisonnement illégal dans un camp de travaux
forcés. Ce qui suit représente leur témoignage au sujet des façades construites
pour dissimuler la persécution.
M. Zhao Ming en
Irlande
Jiang Zemin n’a pas
lésiné sur les dépenses pour installer de fausses façades sur les camps de
travaux forcés pour tromper le monde entier. Seulement dans le Camp de Travaux
Forcés de Tuanhe à Beijing où j’étais détenu illégalement, ils ont dépensé un
large somme d’argent pour monter une façade pour dissimuler la persécution. Ils
ont commencé à rénover le Camp de Travail de Tuanhe pour les «tournées de
démonstration», qui incluaient mais n’étaient pas limités à ce qui suit :
Ces fausses façades
peuvent facilement tromper les médias et les investisseurs étrangers en leur
faisant croire que le camp de travail forcé est un centre de villégiature
confortable ayant même des chevreuils! Derrière ces façades dispendieuses,
plusieurs pratiquants de Falun Gong ont été torturés et assassinés dans le Camp
de Travaux Forcés de Tuanhe. Imaginez que le régime de Jiang Zemin dépense une
considérable somme d’argent des contribuables pour créer la fausse impression
que les droits humains en Chine se sont améliorés. Ceci pour tromper les
investisseurs étrangers, pour éviter la condamnation mondiale et la pression
pour mettre fin à la persécution, pour pouvoir accueillir les Jeux Olympiques,
et, plus important encore, pour continuer la persécution du Falun Gong.
Je me rappelle qu’un jour
en 2001, un groupe de pratiquants de Falun Gong déterminés, incluant moi-même,
avons été extraits de nos cellules et placés dans une pièce où on nous a forcé
à regarder des vieux films en noir et blanc pour toute la matinée. Après nous
avoir ramené à nos cellules dans l’après-midi, nous avons appris qu’ils avaient
amené un groupe de journalistes étrangers dans le camp de travail pour un tour
guidé. Ils nous ont donc isolés dans une pièce pour nous cacher des reporters
étrangers.
Plus tard, nous avons
aussi appris que le personnel du camp de travail avait fait exprès pour que
deux pratiquants de Falun Gong récemment arrivés au camp rencontrent les journalistes
étrangers dans le tour guidé. Étant donné que ces deux pratiquants n’avaient
pas encore subi de tortures au Camp de Travaux Forcés de Tuanhe, ils n’étaient
pas en mesure de révéler les atrocités aux journalistes étrangers.
Alors que j’étais détenu
illégalement dans le camp de travaux forcés, j’ai été témoin de la fabrication
de nouvelles, ceci étant un des moyens les plus efficaces pour alimenter la
persécution contre le Falun Gong. Dans la seconde moitié de 2001, des reporters
de China Central TV (CCTV) sont venus au Camp de Travaux Forcés de Tuanhe et
m’ont interviewé pendant un après-midi complet. En premier lieu, un reporter
qui prétendait être l’animateur d’une émission de télévision en anglais sur
CCTV m’a interviewé en anglais. Ensuite, une reporter de l’émission de CCTV Focus
Interview,
Mme Li Yuqiang, qui avait interviewé une fille complètement recouverte de
bandages qu’ils prétendaient être Mme Liu Siying dans l’auto-immolation, a
effectué une autre interview en chinois. (World Organization to Investigate the
Persecution of Falun Gong a débuté une enquête sur l’implication de Mme Li
Yuqiang dans la fabrication de nouvelles ayant rapport aux événements de
l’auto-immolation sur la Place Tian An Men.) Ces reporters ont agit comme s’ils
appuyaient le Falun Gong et m’ont posé plusieurs questions positives comme,
«Comment avez-vous commencé à pratiquer le Falun Gong?», «S’il vous plaît,
partagez avec nous vos expériences personnelles dans votre cultivation du Falun
Gong», ou « Quels sont les bénéfices que vous avez obtenus en pratiquant le
Falun Gong?», etc. Face à ces questions très positives, j’ai répondu de bon
cœur en y ajoutant ma compréhension de Falun Dafa du point de vue scientifique.
J’étais très satisfait de l’entrevue, mais je n’ai pas réalisé à ce moment
qu’une entrevue aussi positive au sujet du Falun Gong pourrait être diffusée
sur CCTV après le début de la persécution.
Naturellement, aucune des
mes paroles véritables n’ont été diffusées à l’émission Focus Interview de CCTV. Ce n’est pas
avant septembre 2002 qu’il est devenu clair comment les scènes avaient été
utilisées. Un compagnon pratiquant à Bruxelles à reçu un VCD d’un fonctionnaire
chinois alors qu’elle pratiquait les exercices du Falun Gong devant l’ambassade
chinoise. Après avoir visionné le VCD, elle a réalisé qu’il contenait des
émissions de télévision qui diffamaient Falun Dafa. M’ayant reconnu dans ces
émissions, elle m’a envoyé le VCD par la poste. Ce n’est qu’après avoir
visionné le VCD que j’ai réalisé comment CCTV présentait ses entrevues dans ses
émissions. Ils ont modifié les mots dans mes phrases et les ont remplacé avec
des mots ayant un sens opposé de manière à ce que le produit final paraisse
comme si j’avais fait des témoignages contre le Falun Gong. Ils ont en fait
utilisé que quelques phrases des plusieurs heures d’entrevues cet après-midi
pour qu’ils puissent en modifier le sens avec énormément de travail de montage.
Il m’est devenu clair qu’ils avaient passé tout l’après-midi à m’interviewer,
simplement pour me faire dire quelques mots qu’ils pourraient modifier pour
dissimuler les tortures dans le camp de travaux forcés.
Le Camp de Travaux Forcés
de Tuanhe ressemble à un endroit confortable, mais les tortures n’y sont pas
moins sévères que dans les autres camps de travaux forcés en Chine. Dans le
Camp de Travaux Forcés de Tuanhe, le bien et le mal sont complètement inversés.
Les gardes de prison forcent les pratiquants de Falun Gong à se tenir debout ou
à s’asseoir pour de longues périodes de temps, ils nous forcent à être alités
utilisant des menottes et des chaînes pour de longues périodes de temps, ils
nous forcent à nous accroupir à la manière militaire longtemps, nous forcent à
courir, nous emprisonnent dans la chambre des fournaises en plein été, etc. Les
gardes de prison ont mis au point toutes sortes de mesures punitives pour nous
pousser à bout et détruire notre volonté. Ils n’arrêtent devant rien pour
atteindre leur but. En raison de ces mesures punitives, du manque de sommeil,
de l’intimidation et de l’humiliation constante, les pratiquants de Falun Gong
développent rapidement des cheveux gris, ont des pertes de poids considérables,
souffrent de membres enflés et douloureux, ont des blessures internes et
externes, souffrent de dépression, de perte temporaire de mémoire, etc. Certains
pratiquants ont été poussé jusqu’à l’effondrement psychologique ou ont été
torturés à mort.
J’espère sincèrement que
les organisations internationales de droits humains et que les médias
internationaux pourront clairement voir au travers de ces façades dans les
camps de travaux forcés et qu’ils découvriront que le régime de Jiang Zemin
persécute systématiquement les droits humains des pratiquants de Falun Gong. J’espère
aussi qu’il aiderons à mettre fin è la persécution en diffusant la vérité.
M. Chen Gang aux
États-Unis
J’ai aussi été détenu
illégalement dans le Camp de Travaux Forcés de Tuanhe à Beijing. Ils ont amené
un groupe de journalistes de Hong Kong, Macao et d’Europe en juin 2001 au camp
pour un tour guidé. Avant leur arrivée, le personnel disciplinaire a préparé
une liste de questions et de réponses et on nous a forcé à les mémoriser. Ils
ont aussi diffusé la même liste de questions et de réponses à répétition sur un
circuit fermé de télévision pour que tous les mémorisent. Certaines des
questions et des réponses dont je me souviens sont les suivantes:
Question : Le personnel dans
le camp de travail vous a-t-il déjà battu? Réponse : Non.
Question : Comment
décririez-vous la diète dans le camp de travail? Réponse : Elle est bonne. Les
repas contiennent du poisson et de la viande.
Question : Est-ce qu’il y a
quelqu’un dans le camp de travail qui est détenu pour sa pratique du Falun
Gong? Réponse : Non. Ils sont arrêtés parce qu’ils dérangent l’ordre public.
Je me rappelle que M. Ni
Zhengxiong, un garde de la prison du 2e régiment, a rassemblé tout
le monde pour une rencontre spéciale avant le tour guidé. Il a spécifiquement
averti chacun de ne pas révéler que certains avaient été battus et il a
spécialement averti de ne pas révéler l’existence du «Centre d’Assignation de
Travail Forcé». Le «Centre d’Assignation de Travail Forcé» est l’endroit où ils
vous soumettent à d’intenses tortures avant de vous assigner à un camp de
travaux forcés.
Malgré les avertissements
et les «entraînements», le Camp de Travaux Forcés de Tuanhe a caché tous les
pratiquants de Falun Gong déterminés dans la pièce secrète de manufacture dans
l’endroit le plus obscur du camp de travaux forcés [cela ne faisait pas partie du tour guidé]. J’aimerais
mentionner une chose et c’est le type de produit que les pratiquants de Falun
Gong étaient forcés de fabriquer en esclavage. La pièce de manufacture du camp
de travail où j’étais se spécialisait dans l'emballage de baguettes chinoises
jetables avec le mot «désinfectées» imprimé sur l’emballage. Contrairement au
message inscrit sur les emballages, aucune des baguettes n’étaient
désinfectées. En fait, la pièce de manufacture était extrêmement sale.
Les pratiquants de Falun
Gong subissent des tortures physiques chaque jour, mais le jour du tour guidé,
tous, à part ceux d’entre nous qui étaient mis à l’écart dans une pièce
secrète, devaient faire à semblant de jouer au basket-ball. Ils ont aussi
amélioré le repas pour la journée pour impressionner les visiteurs. Aussitôt
que les journalistes ont quitté le camp de travaux forcés, tout est revenu à la
normale.
En vue de se préparer
pour ce tour guidé prévu pour juin 2001, ils ont aussi établi un «groupe de
démonstration» à l’avance. Le «groupe de démonstration» consistait de
pratiquants de Falun Gong qui avaient complètement renoncé au Falun Gong. [Cela
veut dire qu’ils avaient non seulement renoncé au Falun Gong sur papier, mais
qu’ils ont abandonné les principes de Vérité, Compassion et Tolérance dans
leurs paroles et actions. Ils blasphèment et battent les autres dans l’échange
d’une réduction de leurs peines de prison et ils avaient même commencé à aider
à torturer les pratiquants de Falun Gong déterminés. Les enseignements du Falun
Gong interdise formellement aux pratiquants de blasphémer et de faire du mal
aux autres.] Ceux d’entre nous qui ont persisté à croire dans le Falun Gong ont été
cachés des reporters étrangers pour nous empêcher de mentionner ou de révéler
la persécution ou la vérité derrière le tour guidé ou le «groupe de
démonstration».
Yoko Kaneko au Japon
Je viens tout juste
d’être relâchée du Camp de Travaux Forcés pour Femmes de Beijing qui a été
construit en mars 2002. On nous a transféré du Camp de Travaux Forcés de
Xin’an. J’ai entendu dire qu’ils avaient dépensé une énorme somme d’argent des
contribuables pour construire le Camp de Travaux Forcés pour Femmes de Beijing
et pour une raison spéciale. La raison de cette dépense énorme est rapidement
devenue claire pour moi. Ce camp de travaux forcés peut facilement être
confondu pour une colonie de vacances en le voyant de l’extérieur. Ils ont fait
des efforts particuliers pour construire un laboratoire d’ordinateurs, une
bibliothèque et même une salle d’entraînement. Chaque cellule accommode 12
détenus. On nous a même forcé à décorer l’espace entre l’oreiller et le mur
avec de petits artisanats, des photos encadrées ou des fleurs synthétiques pour
le tour guidé. Ce n’était rien d’autre qu’un plan délibéré pour tromper les
reporters pendant le tour guidé et pour utiliser ces journalistes trompés afin
qu’ils répandent leurs impressions des façades du camp de travaux forcés.
Il y eut plusieurs tours
guidés du Camp de Travaux Forcés pour Femmes de Beijing. Le 3e
groupe était aussi connu sous le nom de «groupe de démonstration». Tous les
détenus dans le 3e groupe étaient spécialement sélectionnés pour
rencontrer les journalistes étrangers. À part les tours guidés, le personnel
disciplinaire nous forçait à agir comme si nous vivions bien devant les caméras
et ensuite le vidéo était diffusé à l’extérieur du camp.
Normalement, nous
n’étions même pas autorisés à marcher dans la cour, mais un jour en mars 2003,
ils nous ont tous forcés à prendre des marches de loisir dans la cour. À cette
époque, je revenais tout juste de l’hôpital, car ma pression artérielle était
devenue extrêmement haute en raison de la torture. Malgré ma
santé fragile, ils ont ordonné à des détenus de me soutenir par les bras
et de me traîner dans la cour. Une fois rendue dans la cour, j’ai découvert un
membre du personnel tenait une vidéo caméra au loin, filmant les «marches de
loisir».
Il y avait une pièce dans
le Camp de Travaux Forcés pour Femmes de Beijing appelée la «petite épicerie»
qui avait quelques produits d’alimentation et d’autres produits pour les
besoins quotidiens. Quand des détenus achetaient des produits dans la petite
épicerie, le personnel filmait la scène pour démontré «l’amélioration» des
conditions dans le camp de travaux forcés.
Je peux témoigner
n’importe quand que je n’ai jamais pu utiliser un ordinateur dans la
laboratoire d’ordinateurs. Quand à la bibliothèque, je pouvais y entrer
seulement pour la nettoyer. Un jour, ils ont voulut faire une émission de
télévision mettant en vedette Mme Li Jirong, un membre du personnel
disciplinaire qui avait récemment reçu une promotion pour avoir persécuté des
pratiquants du Falun Gong. Ils nous ont amenés dans la bibliothèque en nous
donnant un livre comme accessoire et ont fait prétendre que Mme Li Jirong
discutait avec des pratiquants de Falun Gong, montrant ainsi qu’elle «prenait
soins» d’eux et qu’elle les «guidait» sur le bon chemin.
Après être retournée au
Japon, j’ai été bouleversée d’entendre une amie me dire qu’elle était
impressionnée de la beauté de l’extérieur et de l’intérieur des camps de
travaux forcés en Chine. Elle ne savait pas que ces apparences trompeuses
étaient créées pour dissimuler la persécution des pratiquants de Falun Gong. Ceux
qui ont vu des images du camp de travaux forcés ne peuvent s’imaginer l’ampleur
des atrocités qui se déroulent sous la surface. La vérité est que les
pratiquants de Falun Gong subissent la torture et l’esclavage. Le personnel
dans le camp de travaux forcés isolait un pratiquant de Falun Gong dans une
pièce pendant les sessions de lavage de cerveaux pour masquer leurs tortures. C’était
dans des cellules élégamment décorées que des toxicomanes se relayaient pour
surveiller les pratiquants de Falun Gong, nous privant de sommeil et nous
torturant quand bon leur semblait sous les ordres des gardes de prison. C’était
dans le camp de travaux bien stylisé que les pratiquants de Falun Gong étaient
forcés à se réveiller à 3h du matin chaque jour pour tisser des chandails, des
chapeaux, des gants et d’autres produits d’exportation.
http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2004/1/11/43988.html