Porter témoignage à
l’histoire : Une pratique de groupe le 18 juin 2000 à la ville de Daqing,
province du Heilongjiang
[Site Clartés et Sagesse]
Je n’oublierai jamais la scène de la
pratique de groupe par les pratiquants de Daqing le 18 juin 2000. La pratique
de groupe a pris place pendant une période où le régime de Jiang se déchaînait
intensément à persécuter le Falun Gong, et cela a prouvé une fois de plus que
les êtres humains ne peuvent espérer détruire Dafa.
Le matin du 18 juin 2000, j’ai quitté
la maison aux alentours de 4h:00 pour la place en face de la compagnie
pétrolière de Daqing. Je suis arrivé là vers 5h:00, et déjà des centaines de
pratiquants s’étaient alignés avec ordre et faisaient les exercices ensembles.
Il pleuvait un peu, et ceux qui sont arrivés tard se sont silencieusement tenus
derrière les autres pratiquants et se sont joints aux exercices.
Peu de temps après, quelques véhicules
de police ont amené plusieurs policiers, et ils se sont tenus devant nous, ont
regardé nos exercices et n’ont pas interféré avec nous pour le moment. Il a
plût de plus en plus fort et le ciel s’est assombri de plus en plus.
Après avoir fini les exercices debout,
une pratiquante dans la rangée à l’avant a déployé une bannière où il était
inscrit « Falun Dafa est Bon ». Un groupe de policiers s’est
précipité immédiatement pour prendre la bannière, mais cette pratiquante a tenu
la bannière très fermement et ne la lâchait pas. À ce moment la police l’a
sévèrement battue, lui brisant plusieurs os. Un autre pratiquant qui était venu
plus tôt nous a dit que deux autres pratiquants avaient ouverts des bannières
avant cette pratiquante, mais ils avaient déjà été emmenés par la police. Nous
sommes venus pour protéger nos pratiquants et les bannières, et avons repris les
bannières de la police en lui disant qui le Falun Dafa était bon et qu’ils ne
peuvent pas battre les gens. Quand je me rappelle de ce moment, les larmes me
viennent encore aux yeux. La police était stupéfaite par la droiture des
pratiquants et s’est retirée. À ce point quelques pratiquants sont venus dans
la rangée à l’avant et ont ouvert la bannière à nouveau et le reste des
pratiquants s’est réaligné pour continuer les exercices.
Le nombre de policiers continuait à
grandir et la police a entouré les pratiquants. Certains autres policiers en
civil avaient approché les pratiquants et enregistraient la scène avec une
caméra. La police voulait prendre des mesures immédiatement, mais nous sommes
demeurés très calmes. Parce que la police a retiré la radio qui jouait la
musique des exercices, un pratiquant âgé s’est tenu parmi les pratiquants et a
donné les instructions des exercices tandis que tous suivaient sa voix pour
bien faire les exercices calmement.
La police a continué à nous entourer,
mais le nombre de pratiquants a continué à grandir, et le cercle est devenu de
plus en plus grand. En dehors du cercle, plusieurs membres de famille des
pratiquants étaient présents et demandaient constamment à leurs proches de
quitter, mais personne n’est parti. Certains membres de famille ont tiré leur
proche de force hors du cercle, mais ils ont simplement retourné au cercle à
nouveau. Il y avait des policiers au bon cœur qui ont demandé aux pratiquants
de quitter, mais personne ne partait. Il y avait plus que mille personnes dans
la place à ce moment.
Dans le centre du cercle, les
pratiquants ont commencé à réciter Hongyin, Lunyu, et d’autres extraits des écrits du Maître. Le son réverbérait dans la
place, se rendant jusqu’aux cieux. Il a plu encore plus fort, et tous étaient
trempés. Vers 7h:00, un officier de police s’est tenu sur la plateforme et a
dit: « Voulez-vous faire appel pour le Falun Gong? Trouvons une place pour
parler ». Tous l’ont cru et environ deux cent pratiquants sont
volontairement allés dans les véhicules de la police. La police les a emmenés à
l’auditorium du bureau local de police. Lorsqu’ils sont arrivés là, l’officier
de police avait disparu. La police a pris des photos et les informations de
chacun. À la fin, presque tous les pratiquants ont été repris par leur bureau
de police local et détenu là. La plupart ont souffert de persécution brutale et
certains ont été illégalement envoyés en camp de travail.
Ainsi s’est terminé la rencontre entre
le bien et le mal le 18 juin 2000.
Traduit au Canada le 7 janvier 2003.
http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2003/12/25/43468.html