Entrevue avec les
plaignants du procès contre Les Presses Chinoises : La
propagande haineuse est un type de persécution spirituelle
[Site Clartés et Sagesse]
Le procès contre un journal chinois
au Canada, Les Presses Chinoises accusé de diffamation et incitation
à la haine contre Falun Gong a débuté à la Cour Supérieure de Québec, à
Montréal, lundi le 10 novembre et est prévu se terminer le 27 novembre 2003.
Les plaignants au procès avancent que diffamer et provoquer la haine contre
Falun Gong constitue une persécution spirituelle et que le droit à la liberté
d’expression ne devrait pas être utilisé pour miner les droits humains
d’autrui.
Mme Zhou Limin est une des
plaignantes de ce procès. Mme Zhou a débuté sa pratique de Falun Gong à la fin
de 1996. « Avant que je débute ma pratique de Falun Gong, j’étais très
malade. J’ai essayé plusieurs différents types de traitements médicaux, entre
autres des traitements traditionnels chinois, mais rien n’a fonctionné. Pour
ajouter à mes difficultés, ma famille souffrait de troubles financiers. J’étais
très affligée et j’ai commencé à me questionner sur le sens de ma vie. Après
qu’un ami m’ait introduit au Falun Gong, j’ai commencé ma pratique.
Conséquemment, je détiens aujourd’hui une santé physique et spirituelle incontestable. »
Mme Zhou a donné quelques exemples
de sa transformation spirituelle : « Avant le début de ma pratique de
Falun Gong, je ne pensais qu’à moi-même et à ma famille. Je ne pensais que très
rarement aux besoins d’autrui. Depuis que j’ai commencé le Falun Gong, j’ai
développé une nouvelle compréhension sur ce sujet et j’ai commencé à penser aux
autres, incluant ceux qui ne font pas partie de ma famille. »
Voici ce que Mme Zhou a dit à propos
de la propagande haineuse envers le Falun Gong : « Les Presses
Chinoises
ont publié des articles contenant des mots très sales et extrêmement vicieux
diffamant et incitant à la haine contre les pratiquants de Falun Dafa. Ceci a
créé des dommages à la réputation de tous et chacun des pratiquants de Falun
Gong, incluant ma famille et moi-même. De plus, parce que je suis une personne
ressource pour les activités locales de Falun Gong, Les Presses Chinoises m’ont attaquée
personnellement à maintes reprises dans leurs articles, tentant ainsi de
diffamer la pratique et de justifier la persécution contre le Falun Gong en
Chine. »
Mme Zhou a dit : « Ceci
n’est pas le seul dommage fait par Les Presses Chinoises. » « Des médias
de toutes sortes en Chine lisent ces articles diffamant le Falun Gong écrits
par Les Presses Chinoises et les utilisent mot à mot pour suppléer à leur campagne de
propagande. Ceci est extrêmement endommageant pour ma réputation. Mon mari et
ma famille en Chine ont lu ces articles et ont été très perturbés. Depuis le
début de ma pratique du Falun Gong, toute ma famille a été témoin de mon retour
à la santé et de la nouvelle harmonie qui régnait dans ma famille. Ils
approuvaient tous énormément le Falun Gong. Mais à présent, ma famille est
forcée d’endurer de la pression invisible causée par Les Presses Chinoises et la collaboration du
gouvernement communiste chinois qui a publié et transcrit les articles
diffamant le Falun Gong et incitant à la haine. »
Le professeur Zhang Kunlun est un
sculpteur de 63 ans. Citoyen canadien, il a été arrêté et torturé en Chine dû à
sa croyance en Falun Gong. Après trois mois, professeur Zhang a été secouru et
ramené au Canada avec l’aide du gouvernement canadien. Les médias ont également
exercés une pression ainsi que différents groupes d’aide tel que Amnistie Internationale.
Pendant l’entrevue, professeur Zhang a fait part de ses souffrances lorsqu’il a
lu l’article dans le journal chinois. « Les Presses Chinoises » a publié des
articles qui diffament le Falun Gong avec des mots extrêmement sales et
grotesques. Ceci a créé des dommages considérables et sérieux à tous et à
chacun des pratiquants de Falun Gong. »
Après avoir été illégalement détenu
dans un camp de travaux forcé pour deux années dû à sa ferme croyance au Falun
Gong, M. Lin Shenli a été secouru avec l’aide d'Amnistie Internationale et du
gouvernement canadien. Il a partagé les préjudices que lui a causé l’incitation
à la haine. « Lorsque j’ai lu les articles diffamatoires dans Les
Presses Chinoises, j’étais choqué à n’en pas croire les faits. J’étais de nouveau
traumatisé à la fois physiquement et mentalement. La mémoire qui s’était
tranquillement dissoute de mes deux années de vie de camp de travaux forcés a
de nouveau refait surface à mon esprit. Je sentais comme si quelqu’un venait
d’enduire de sel les plaies qui n’étaient pas tout à fait guéries. Je me
sentais comme si j’étais de nouveau dans un camp de travaux forcés. Là bas,
j’ai fait face à ces mensonges et à cette propagande haineuse chaque jour
durant les deux années de lavage de cerveau que j’ai subies. »
Lorsqu’on lui a demandé ses
impressions face à la liberté d’expression, M. Lin Shenli a confié: « Je
comprends que la liberté d’expression dans une société normale est complètement
différente de la prétendue liberté d’expression en Chine. La Chine impose ses
diffamations et sa persécution politique contre tout groupe et quiconque et ce
comme bon lui semble. La liberté d’expression dans une société normale
fonctionne dans la prémisse du respect des droits humains et de la vérité.
Cependant, Jiang viole les droits humains et diffame le peuple chinois et
ensuite appelle cela la « liberté d'expression.» En fait, rien n’est plus
éloigné de la liberté d’expression. N’est-il pas vrai que Jiang a fabriqué un
nombre incalculable de mensonges pour diffamer le Falun Gong ? Il a
malicieusement déformé la signification de certains passages des livres de
Falun Gong et a répandu ces significations déformées pour décevoir les gens.
Ceux qui ne connaissent pas la vérité prennent ces interprétations déformées
comme les vraies idéaux du Falun Gong. »
Mme Zhou a dit: « Les
Presses Chinoise a également tenté de recueillir des signatures anti Falun Gong
dans la communauté chinoise. Leur but ultime était d’étiqueter Falun Gong comme
étant un groupe subversif et pervers, des gens duquel il faut garder ses
distances et à ne pas désirer comme voisins, des gens que la société devrait
craindre. En tant que journal, Les Presses Chinoises a répandu de la
propagande haineuse qui a eu un effet horrible sur la réputation des pratiquants
du Falun Gong. Nous n’avions aucune autre alternative que d’intenter un procès
devant la Cour Supérieur de Québec contre Les Presses Chinoises pour protéger nos
croyances et notre dignité. »
Mme Zhou ajoute : « Ces deux
dernières années, j’ai dû investir énormément de temps, d’énergie et d’argent
pour préparer ce procès et réparer les dommages créés par la propagande
haineuse faite par Les Presses Chinoises. Ce travail a été très demandant et
a eu des répercutions directes dans la vie de plusieurs pratiquants de Falun
Gong. Moi par exemple, j’ai perdu mon emploi durant la récession du marché de
l’emploi high-tech. Si ce n’était pas pour la diffamation du Falun Gong par Les
Presses Chinoises, il m’aurait été possible d’utiliser mon temps pour me chercher
un nouvel emploi. Dû à la diffamation par Les Presses Chinoises, je n’avait soit plus de
temps ou d’énergie supplémentaire pour me chercher un emploi. La première année
(depuis que nous avons intenté le procès) j’ai dû faire le parcours
Ottawa-Montréal plusieurs fois par semaine pour rencontrer les juges et les
avocats de la Cour pour leurs clarifier la vérité à propos de la diffamation et
de l’incitation à la haine par Les Presses Chinoises contre le Falun Gong.
Professeur Zhang a expliqué,
« Les pratiquants de Falun Gong peuvent facilement dire que des
accusations telles que les pratiquants de Falun Gong « tuent des
gens » ou « commettent le suicide » sont totalement erronées.
Ceci ne peut provenir que de la propagande politique du gouvernement communiste
chinois parce que notre maître nous a enseigné qu’un pratiquant doit chérir la
vie. Un vrai pratiquant de Falun Gong est absolument incapable de tuer les gens
ou de commettre le suicide. Il y avait une rumeur encore plus absurde selon
laquelle les pratiquants de Falun Gong coupent leur abdomen pour localiser le
Falun. Falun est une forme d’énergie qui n’existe que dans d’autres dimensions.
Personne ne peut voir Falun avec ses yeux ou toucher le Falun dans cette
dimension-ci. Similaire aux points d’énergie invisibles de la médecine
traditionnelle chinoise, un Falun n’interfère pas du tout avec le
fonctionnement normal des organes internes de chacun. Ceci est une connaissance
commune pour un pratiquant. Aucun pratiquant ne ferait un acte aussi ridicule
que de couper son abdomen. Ceux qui ont donné ces faux témoignages sur de
telles accusations absurdes à la télévision chinoise étaient soient des
psychopathes ou des acteurs engagés pour diffamer le Falun Gong. Répandre de
telles propagandes n’a rien à voir avec le droit d’exercer la liberté
d’expression. Le gouvernement communiste chinois revendique le droit de la
liberté d’expression lorsqu’il diffame le Falun Gong, néanmoins il n’a jamais
alloué aucune liberté d’expression aux pratiquants de Falun Gong pour se
défendrent. De tels reportages ne détiennent même aucune vérité, ni
objectivité. Comment est ce que ceci peut s’appeler la liberté
d’expression ? »
Professeur Zhang a ajouté, « Les
Presses Chinoises est un journal chinois du Canada. Puisqu’il est exempt de
pression du gouvernement communiste chinois, il n’a aucune raison de participer
activement à la propagande haineuse contre Falun Gong. Si Les Presses
Chinoises était
réellement intéressé au Falun Gong, pourquoi a-t-il choisi d’ignorer les cas
concrets des pratiquants de Falun Gong au Canada? »
Mme Zhou a dit: « Dans une
société libre telle le Canada, il est anormal pour un média de passer outre les
faits que tant de pratiquants au Canada ont bénéficiés physiquement et
spirituellement de la pratique du Falun Gong et au lieu, s’adonner à copier
mots pour mots les articles publiés par le régime de Jiang, lesquels diffament
le Falun Dafa. Une agence des médias est en mesure de publier des milliers ou
même des dizaines de milliers de copies de ses journaux dans un temps très
court, mais combien de temps et d’énergie devons-nous investir, nous, civils,
pour réparer les dommages que les journaux ont créés ? N’est-ce pas extrêmement
endommageant pour nous ? Au Canada, nous avons le droit d'intenter un procès
contre une agence de nouvelles qui diffame Falun Dafa. Mais en Chine, ou il y a
un manque de justice, les pratiquants de Falun Gong doivent souvent risquer
leur vie pour faire en sorte de réparer de tels dommages et de protéger leur
propre dignité. Tant de diffamations et d’incitations à la haine ne font-ils
pas du mal aux gens?
Version anglaise : http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2003/12/3/42816.html
Version chinoise : http://www.minghui.org/mh/articles/2003/11/14/60604.html