Exposer la torture et
l'assassinat du pratiquant de Dafa Ji Songshan par le « bureau 610 »
de la ville de Shuangyashan
[Site Clartés et Sagesse]
Aux alentours de 10 heures, le 17 juin 2003, les officiers de
police « 610 » Li Hongbo and Du Zhanyi ont kidnappé Ji Songshan, un
pratiquant de Falun Gong âgé de 27 ans. Il a été kidnappé au terminus d’autobus
dans le district de Jianshan, ville de Shuangyashan, province de Heilongjiang.
Il a été emmené au « bureau 610 » [un
organisme créé spécifiquement pour persécuter le Falun Gong avec le pouvoir
absolu sur chaque niveau de l’administration du Parti et tous les autres
systèmes politiques et judiciaires] du département de police de
la ville. Aux alentours de 17h ce jour là, la police du bureau Lingdong du
département de police de la ville a téléphoné à la famille de M. Ji et lui a
dit qu’il avait sauté du 7e étage du département de police et était
sévèrement blessé. On a ordonné à la famille de venir au bureau de Lingdong et
d’emmener de l’argent avec elle pour aider leur fils. En arrivant ils ont
ensuite été emmenés au département de police de la ville puis de là, à
l’Hôpital du Peuple de la ville. Les parents de M. Ji ont demandé à voir leur
fils mais leur demande a été refusée. Dévastés et incapables de voir leur fils,
ils ont quitté l’hôpital. Le jour suivant la police a téléphoné aux parents de
M. Ji et les a informés qu’à 3h du matin. M. Ji avait été déclaré mort.
Les points suivant soulèvent plusieurs questions
concernant le rapport de police sur les circonstances entourant la mort de M.
Ji.
1. La police a déclaré que M. Ji a sauté du 7e
étage, mais le dossier de l’hôpital déclare que c’était le 6e étage.
2. Pourquoi la police a-t-elle refusé de laisser la
famille voir M. Ji lorsqu’il était blessé ? Les parents ont demandé de
prendre une photo de leur fils après qu’il soit mort mais la police n’a pas
permis cela.
3. Lorsque la famille a finalement été voir le corps de
M. Ji ses blessures n’étaient pas celles de quelqu’un qui aurait sauté d’un
édifice. À part les chevilles de M. Ji qui avaient été écrasées, il n’y avait
aucun autre os de brisé. Comment quelqu’un pouvait-il sauter de si haut et
n’avoir que des chevilles brisées?
4. Le corps de M. Ji était nu et enveloppé dans une
compresse. Un membre de sa famille a ouvert la compresse et a découvert que
l’œil gauche de M. Ji et sa joue étaient meurtris et avaient du sang. Son dos
et sa hanche avaient des contusions qui auraient seulement pu résulter du fait
d’être battu, puisqu’elles ressemblaient à des marques de fouets.
5. La famille a aussi découvert que la peau autour de ses
poignets et de ses chevilles était coupée. Ceci indique que M. Ji était menotté
et enchaîné. D’autres pratiquants de Falun Gong ont rapporté que lorsqu’ils
étaient interrogés par la police ils étaient menottés et enchaînés. Des règlements
déclarent que pendant un interrogatoire deux officiers de police doivent être
présents. Comment M. Ji aurait-il pu sauter dans ces conditions? La fenêtre de
laquelle M. Ji a supposément sauté fait face à la rue. Il n’y a eu aucun
témoin, pourquoi?
6. Pourquoi est-ce que les membres de la famille ont
seulement eu la permission de copier les rapports médicaux sous certaines
restrictions?
Le 26 juin, le procureur général de la ville de Shuangyashan est
allé à la maison funéraire et a fait une autopsie du corps de M. Ji. Ils ont
ouvert son crâne. Ils ont modifié et couvert tous les signes de la persécution
qu’il avait subie et ont enlevé ses organes internes pour certaines raisons.
Plus tard les autorités ont voulu voir le corps incinéré mais les membres de la
famille ont refusé et souhaité que le corps soit conservé pour garder une
preuve. En se servant d’une méthode très grossière, les autorités ont menacé
les membres de la famille en demandant 200 yuan par jour pour conserver. [le
salaire mensuel moyen d’un travailleur urbain en Chine est d’environ 500 Yuan]
Traduit au Canada le 24 septembre 2003.
http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2003/7/29/38636.html