"Clarifiez
la vérité intégralement, ayez la pensée droite pour
éliminer la perversité, apportez le salut aux êtres, préservez
résolument la Loi" (La Grande Loi est indestructible).
L’injustice du verdict
Le 19 août 2002 Commentaire général
Falun Gong est durement persécuté en Chine
continentale, mais est librement pratiqué dans ce territoire sous système
séparé. Que les droits des pratiquants de Falun Gong soient simplement
respectés et protégés n’est pas seulement le souci des pratiquants de
Falun Gong, mais aussi celui des personnes qui aimeraient voir chérir
l’autorité de la loi et survivre les Droits de l’Homme à Hong Kong.
Sans aucun doute, le récent procès est devenu un test pour l’intégrité
et l’engagement du système juridique de Hong Kong à maintenir l’autorité
de la loi. Malheureusement, le 15 août,
la magistrature occidentale de Hong Kong a lamentablement échoué. Le
verdict a montré clairement un non-respect de l’autorité de la loi,
de l’engagement à préserver les droits et il n’a pas montré un haut
niveau de professionnalisme, qualités dont une cour est supposée faire
preuve. Omettant des preuves capitales et manquant de traiter les lois
adéquates correctement, le verdict de culpabilité du magistrat Symon
Wong à l’encontre des pratiquants est impossible à soutenir sur la base
des faits ou d’un point de vue légal. De plus, quand il a donné son
verdict, le magistrat a adopté un modèle déclarant qu’il avait donné
pleine considération à certaines preuves ou pièces de loi, alors que
ces considérations n’étaient pas évidentes du tout dans ces recherches.
Si l’autorité de la loi a été discutée simplement pour faire étalage
d’un jugement partial visant à calmer et tromper le public, la responsabilité
noble et sacrée d’un juge a été sérieusement ébranlée, et la confiance
que le peuple a dans le système juridique de Hong Kong a été profondément
sapée également. Cette pratique douteuse est
troublante, car cela nous fait penser de façon sinistre à la manière
dont les verdicts sont donnés dans les salles d’audience en Chine continentale,
où des simulacres de procès sont choses courantes. La Constitution sur
le continent garantit aussi les libertés d’expression, d’assemblée et
de croyance de ses citoyens. Mais nous savons tous que ces libertés
n’existent pas pour de vrai dans la pratique, car le système législatif
est manipulé là-bas par les personnes au pouvoir et, dans beaucoup de
cas, fonctionne comme un outil politique. Les cours violent souvent
la loi et il en a résulté de nombreux faux jugements. Cela rend difficile,
voire impossible, le fonctionnement normal des lois dans la vie quotidienne
en Chine continentale. Il y a cinq ans, on a promis
au peuple de Hong Kong non seulement un système séparé pendant cinquante
ans, mais aussi un futur meilleur. Si le peuple de Hong Kong ne se lève
pas pour préserver l’autorité de la loi de Hong Kong et les Droits de
l’Homme, ce n’est pas seulement « Un pays, deux systèmes »
qui existera seulement sur le papier, Hong Kong perdra aussi très vite
son statut de société libre ainsi que le respect qui va avec. On pourra
s’inquiéter pour le futur de Hong Kong. Et ce ne sera pas le genre de
« futur meilleur » que chacun a dans la tête. A propos de l’obstruction de la voie publique
Le magistrat Wong a basé son jugement entièrement
sur des preuves fournies par les témoins de l’accusation et n’a pas
reconnu des faits cruciaux et des preuves (ou les lacunes de cela). 1. Le magistrat n’a
pas reconnu le large espace disponible devant le bâtiment du Bureau de Liaison
sur Connaught Road West. Il y avait 140 mètres carré d’espace vide disponible
et les 16 pratiquants occupaient seulement environ 7 mètres carré et laissaient
un large espace disponible autour d’eux. 2. Le magistrat n’a
pas examiné le défaut de l’accusation de ne pouvoir appeler à témoigner aucun
simple piéton ou employé du Bureau de Liaison pour l’obstruction alléguée. De
plus, ni les fonctionnaires ni les agents de la sécurité du Bureau de Liaison
n’ont pu fournir aucun détail sur des personnes qui se sont prétendument
plainte d’avoir été entravées. 3. « Les heures
de vidéo comme preuve » auxquelles se réfèrent le magistrat n’a pas
reproduit la première heure de démonstration. La police a commencé à filmer la
scène après que la police ait érigé des barricades et que tout le trottoir ait
été bouclé. La vidéo prouve en fait que c’est la police qui est la cause de
« l’obstruction » et non pas les pratiquants de Falun Gong.
4.
Le magistrat a clairement
essayé d’éviter d’admettre que la manifestation était de petite taille.
Il a été évasif sur le sujet, disant que « la taille… a fluctué »
sans souligner le fait que le nombre de personnes faisant la manifestation
atteignait en fait au maximum un peu plus d’une dizaine de personnes.
De plus, la police est intervenue alors qu’il y avait seulement quatre
pratiquants suisses qui manifestaient.
5.
Le magistrat Wong
a décidé que la durée de trois jours de sit-in pacifique sur un trottoir
large et facilement traversé était « lié à avoir causé un certain
degré d’obstruction ». Comme chaque manifestation ou événement
pourrait amener potentiellement à causer un certain degré d’obstruction,
le magistrat n’a jamais pris soin de clarifier la question la plus importante :
quelle était réellement l’étendue de l’obstruction et comment l’obstruction
se manifestait-elle ?
6.
Le magistrat n’a
pas examiné correctement la question légale. L’article 17 de l’Acte
de Décret des Droits dit que : « Le droit au rassemblement
pacifique doit être reconnu. On ne peut placer aucune restriction sur
ce droit autre que celle imposée par la conformité avec la loi et qui
est nécessaire dans une société démocratique dans l’intérêt de la sécurité
nationale ou de la sécurité publique, l’ordre publique, la protection
de la santé publique ou morale ou la protection des droits et libertés
d’autres personnes. » Le magistrat n’a
pas examiné pourquoi la restriction imposée par la police était « nécessaire »
et comment une si petite manifestation pacifique sur un large trottoir
pouvait être une menace à la sécurité nationale ou à la sécurité publique,
à l’ordre public, à la santé publique ou morale, ou une atteinte aux
droits et liberté d’autres personnes. A propos de D11 (Erich
Bachmann)
1.
Le magistrat a attaqué
D11 en niant qu’il ait pu observer l’obstruction parce qu’il méditait
les yeux fermés. D11 ne méditait pas
tout le temps et il n’avait pas les yeux tout le temps fermés. D11 a
pu voir clairement l’endroit. En fait, D11 a vu des personnes marchant
près d’eux sans obstacle.
2.
Le magistrat Wong a critiqué D11 comme étant « extrêmement évasif ». Quand D11 a entendu
les paroles « la police va agir ultérieurement », D11, qui
n’avait jamais fait de démonstration à Hong Kong auparavant, a pensé
que cela pourrait signifier « les emmener au 162 », une place
adjacente au Bureau de Liaison vers laquelle les policiers essayaient
de les persuader d'aller. A propos de D3 (Mme WONG
Yiu-hing)
1.
Le magistrat a dit : « Si elle n’avait pas été aussi sûre
que personne, pas une seule personne de l’équipe du n°160 ait utilisé
cette partie de la ruelle, elle n’aurait pas été aussi inquiète pour
ce conseil légal. » Le magistrat a déclaré son témoignage comme
incohérent. La vérité : D3 a clairement déclaré
qu’elle n’avait jamais vu « des employés du Bureau de Liaison »
utiliser cette partie de la ruelle. Elle a premièrement cherché un conseil
légal pour être sûre que cela ne causerait pas d’obstruction aux passants,
et deuxièmement pour communiquer intelligemment avec la police. Les
interférences dépeintes par le magistrat sont sans fondement et irresponsables.
2.
Lorsque le témoignage fourni par l’accusation a clairement été incohérent,
le magistrat a encore reconnu D3 coupable de voies de fait sur la police. Selon les témoins
de l’accusation, D3 était impliquée quand la police essayait d’emmener
Yang. Mais la défense a souligné que D3 n’était pas présente quand Yang
a été emmené. C’est seulement quand Chee Fei Ming a été traîné et emmené
que D3 était impliquée. D3 essayait de réduire les souffrances de Chee
par la tentative d’arrêter les gestes énergiques de la police. A propos de D5 (Mme LU Jie)
1.
Les recherches du magistrat sur la crédibilité de D5 ne peuvent être
soutenues par les preuves présentées à la cour. Le magistrat a dit :
D5 était « en train d’essayer de façon évidente de minimiser son
rôle dans le Falun Gong. Elle a insisté de façon répétitive que son
rôle était d’agir comme interprète. Mais d’autres parties du témoignage
montrent qu’elle jouait un rôle très important et actif pour le Falun
Gong. » Wong a ignoré :
D5 a été très claire dans son témoignage qu’elle agissait principalement
comme interprète à une réunion avant la démonstration des Suisses. D5
n’a jamais laissé entendre ou déclaré qu’elle agissait comme interprète
en d’autres occasions. D5 a aussi été très franche sur le rôle actif
qu’elle a joué le jour de la manifestation. Il n’y a aucune contradiction
si quelqu’un n’est pas impliqué dans la préparation d’un projet mais
joue un rôle actif quand l’événement a lieu.
2.
La conviction du magistrat de voies de fait de D5 sur la police était
basée sur des spéculations personnelles. Wong a dit :
« Les cris du policier étaient spontanés et je ne pense pas que
c’était un coup monté ou une situation trompeuse… la sensation d’être
mordu est plus facile à sentir qu’à décrire. Il n’y a aucun lieu de
faire erreur… » Le magistrat a ignoré
ces faits : Sur la vidéo de la police, après un cri de douleur,
l’agente de police ‘victime’ a immédiatement secoué son avant-bras blessé.
Elle a montré la partie intérieure de son avant-bras, indiquant que
la blessure était là. Cependant, à ce moment-là, personne n’a vu aucune
blessure ou morsure. De plus, d’après la vidéo de la police, il était
impossible à la bouche de D5 d’atteindre ce coin de son bras. Le rapport
médical montre également qu’il n’y a aucun souvenir de marques de dents
sur son avant-bras. Aucune preuve ne
montre que D5 ait mordu l’agente de police. La vérité est que D5 n’a
jamais mordu l’agente de police. Le magistrat a basé son verdict sur
des spéculations personnelles et que ça n’a été en aucun cas prouvé. Dans les deux cas,
le magistrat Wong a attaqué la crédibilité de D5 sans examiner correctement
les preuves. En fait, dans beaucoup de cas, le magistrat a simplement
adopté mot à mot la ligne de l’accusation. D’autres signes de préjugés de la part du magistrat
Voici quelques exemples d’injustices. 1. Le magistrat a
manifesté une très forte hostilité et a fait preuve de préjugés envers l’avocat
de la défense. Il a personnellement insulté les deux principaux avocats. 2. Le magistrat a
fait des compliments exagérés et pas nécessaires à l’accusation. 3. Pendant
l’opération de déplacement, la police a utilisé des techniques d’acupressure
douloureuses sur un groupe de manifestants pacifiques, leur causant des
douleurs, nausées, de la peine à respirer, des vertiges et une faiblesse dans
tout le corps. De plus, 9 des pratiquants ont reçu des blessures, dont la
majorité n’avait pas encore disparu après deux semaines. Pourquoi la police
a-t-elle utilisé des actes aussi violents contre un groupe de manifestants
pacifiques ? 4. Le magistrat a
accordé des objections à l’accusation sans même donner à la défense la chance
d’argumenter à plusieurs reprises. Quand le magistrat accordait l’objection à
la défense pour les questions de l’accusation, il autorisait quand même la
question.
5.
Le magistrat a autorisé
l’accusation à poser des questions comme « Qui paie votre loyer ? »
« Qui est le directeur de votre organisation ? » « Qui
conçoit vos dépliants ? » Cette façon de faire a rendu les
pratiquants réticents à répondre, car ils sentaient que l’accusation
essayait de recueillir des renseignements.
6.
Le magistrat a dit
que les pratiquants de Falun Gong n’avaient aucun égard pour le public.
Ce n’est pas vrai. La raison pour laquelle les pratiquants ont choisi
de faire la démonstration au 160 était que ce serait mieux pour les
passants qu’au 162. http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2002/8/20/25516.html |
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