"Utiliser
la raison pour prouver la Loi, utiliser la sagesse pour expliquer clairement la
vraie image, utiliser la compassion pour que la Loi soit immensément répandue
et pour donner le salut aux gens de ce monde" (Rationalité)
Liberté
de parole remise en question au 25e Festival Annuel International de
la Culture
[Note de l’éditeur: Cet article a été écrit par un pratiquant
occidental d’Atlanta, Georgie, pour le journal de son université (Emory)
"The Wheel" (La Roue)]
Je
suis un junior (3e année) à l’université et je suis aussi un
pratiquant de Falun Gong. Falun Gong est un exercice de méditation avancée pour
améliorer le corps, l’esprit, qui a ses racines dans les principes : Vérité,
Compassion, Tolérance. Durant moins d’un an de pratique, ma vie s'est améliorée
énormément. J’ai eu moins de stress, mes relations se sont améliorées et je
sens une sensation de paix dans mon cœur, laquelle je n’ai jamais pu penser
être possible. Je suis très reconnaissant d’avoir connu le Falun Gong et je
suis content que je puisse si je le veux, le pratiquer chaque jour.
En
tant qu’américain, j’ai ce droit fondamental pourvu que je ne viole aucune loi.
Malheureusement, ce n’est pas le cas partout. Dans la Chine Continentale, où
plus de 70 millions pratiquants de Falun Gong habitent, les citoyens n’ont pas
le droit de suivre leur croyance spirituelle. Actuellement, les Chrétiens, les
Musulmans, les bouddhistes et les pratiquants de Falun Gong sont persécutés à
cause de leur croyance. En juillet 1999, le gouvernement chinois a banni la
pratique de Falun Gong et a illégalement mis les pratiquants de Falun Gong en
prison, les a torturés, et en a tué plusieurs. L’Associated Press (AP) a
annoncé que plus de 115 pratiquants ont été torturés à mort dans ces camps.
Les
persécutions ne se limitent pas seulement en Chine. Durant les 21 mois, le
gouvernement chinois a essayé de mettre de la pression sur les officiels
américains et les institutions privées en niant le droit de pratique des
pratiquants de Falun Gong aux Etats-Unis. Cette pression s’est même rendue
jusqu’au campus d’Emory.
Il
y a un mois, je me suis inscrit pour participer à la 25e Célébration
Internationale Annuelle de Culture au nom des Amis de l’Association Falun Dafa
à Emory. Nous avions prévu faire une démonstration des cinq exercices et donner
une brève explication au sujet de la pratique. Nous ne voulions pas parler des
persécutions, simplement présenter la pratique comme faisant partie de la culture
chinoise, comme l’a fait le groupe de Tai Chi pendant plusieurs années.
D’abord,
notre groupe a eu la permission de faire la démonstration. Toutefois, quelques
semaines plus tard, un des organisateurs de la célébration m’a informé que nous
avions des restrictions à suivre, car l’Union des Étudiants chinois et le
Consulat chinois avait fait pression au bureau et avaient voulu nous enlever la
démonstration. Les Chinois qui ont fait ça ont envoyé des emails, des fax et
même des vidéos pour empêcher les organisateurs de nous permettre de faire la
démonstration. Malgré la pression, comme les organisateurs du festival ne
voulaient pas faire de discrimination, ils nous ont donc laissé faire notre
démonstration. À ce moment-là, l’Union des Étudiants Chinois a menacé de
boycotter ou de protester contre le festival.
Les
organisateurs ont compris que l’Union des Étudiants chinois ne voulait pas
faire de compromis. Ils ont donc imposé, pour que ça soit juste pour tous les
participants, une politique stricte sur le groupe de Falun Gong, qui n'a pas
été appliqué aux autres participants comme tel. Même le groupe de Tai Chi, qui
ressemble beaucoup au Falun Gong, avait plusieurs droits que ne n’avions pas. Par
exemple, on ne pouvait rien dire sur notre présentation. On devait tout écrire
sur une carte et quelqu'un d'autre à dû le lire. Ce qu’on pouvait mettre sur la
carte était limité aussi ; on ne pouvait pas dire trop sur la Chine et ni
employer aucun mot chinois. On ne pouvait pas non plus, dire où on pourrait
apprendre le Falun Gong si quelqu'un était intéressé. Le but de notre
participation était de représenter Falun Gong comme une partie de la culture
chinoise. Le groupe de Tai Chi ont pu donner, en personne, une description
beaucoup plus détaillée de leur pratique. Ils ont pu utiliser des mots en
chinois, représenter la Chine, et mentionner où trouver une place pour
pratiquer le Tai Chi.
Pourquoi
cela? Nous vivons aux Etats-Unis, dans un pays libre. Pourquoi est-ce que les
pratiquants de Falun Gong ont été traités différemment des étudiants de Tai Chi
? Pourquoi nos voix se sont-elles tues ? Je peux comprendre que les
organisateurs du Festival International voulait accommoder chacun, ce qui est
difficile, mais ne devaient-ils pas traiter tout le monde sur un même pied d'égalité
?
Je
ne blâme pas les organisateurs. Je respecte ce qu’ils essaient de faire pour le
festival et leurs efforts pour respecter la non-discrimination. De plus, je
n'en veux pas à l’Union des Étudiants chinois, ni au Consulat chinois. Je veux
simplement évoquer cette affaire pour qu’on puisse en discuter avec un esprit
ouvert.