"Utiliser
la raison pour prouver la Loi, utiliser la sagesse pour expliquer clairement la
vraie image, utiliser la compassion pour que la Loi soit immensément répandue
et pour donner le salut aux gens de ce monde" (Rationalité)
Zhiyuan Wang, Boston
Je
m'appelle Zhiyuan Wang. Pratiquant du Dafa, je demeure à Boston où je travaille
comme chercheur à l'école de médecine de Harvard (Harvard Medical School). J'ai
obtenu le Dafa en février 1998. Après l'avoir cultivé pendant un an, je me suis
rendu compte que le Falun Dafa est une authentique voie de cultivation
orthodoxe pour vraiment améliorer la spiritualité des gens, les maintenir en
santé et les aider à devenir des personnes plus saines, plus nobles, plus
surnaturelles! La seule chose que je désire faire dans la vie, c'est de
cultiver le Falun Dafa. Voici comment j'ai obtenu le Dafa et comment je l'ai
cultivé jusqu'à présent.
Dès
1993, j'avais commencé à pratiquer le Qigong. Je souffrais d'une maladie qu'on
appelle "l'atrophie progressive des muscles de la colonne
vertébrale". La médecine occidentale, la médecine chinoise n'y pouvaient
rien: pour la médecine occidentale c'est une maladie incurable. Comme médecin,
je savais qu'il ne me restait aucun recours, alors j'ai essayé le Qigong à tout
hasard. J'ai commencé à apprendre une forme de Qigong. Au commencement je me
sentais assez bien, mais les problèmes n'ont pas tardé à se déclarer. Plus je
pratiquais, plus mon habileté à faire les exercices augmentait. Pourtant, ma
condition physique ne cessait d'empirer et les maladies se multipliaient: je
souffrais d'un ulcère duodénal, d'entérite, de calculs dans l'urètre et
d'autres choses. J'ai fait deux hémorragies massives du tube digestif en 1994
et 1997. Surtout la première fois, en 1994, à cause du choc et de la perte de
sang, ma tension artérielle était devenue presque imperceptible et j'ai failli
mourir. Par la suite, pendant quelques années, je souffrais de vertiges, de
fatigue, de pertes de mémoire, de symptômes de vieillissement. J'étais toujours
épuisé à la fin d'une journée de travail, parfois je n'avais même plus la force
de parler. Plus tard, mon professeur de Qigong est mort, parce qu'il s'était
épuisé à guérir les maladies des autres. Je me suis rendu compte que ce
Qigong-là n'était pas celui que je cherchais. J'ai décidé de trouver un maître
authentique. Avec plusieurs amis, j'ai cherché partout. Pourtant, les formes de
Qigong populaires n'étaient que de mauvaises contrefaçons qui ne servaient qu'à
soutirer de l'argent aux gens. Où trouver un maître de la cultivation
orthodoxe? Où m'adresser? Selon le dicton, "aucun moyen de trouver un
maître et aucune voie pour aller au ciel." Parfois je regardais le ciel et
dans mon cœur, je m'écriais "Maître, où êtes-vous? Où est la voie
orthodoxe?"
Avant
de partir à l'étranger, en 1995, on avait échangé des promesses entre amis que
chacun chercherait le maître et qu'on en informerait les autres si jamais on le
trouvait. Un jour en février 1998, la bonne nouvelle si longtemps attendue est
arrivée. Une amie en Chine m'a écrit que le Falun Gong est la voie de la vraie
cultivation, la meilleure de toutes! Sa lettre m'a rempli d'enthousiasme, le
grand rêve s'était réalisé! Il ne restait qu'à retrouver le Maître et j'ai aussitôt
contacté un assistant à Cambridge. Trois jours plus tard, j'ai eu la chance
d'assister au cours de neuf jours, j'ai visionné les bandes vidéo du Maître
pendant neuf jours et ensuite j'ai appris les cinq exercices. C'est là que j'ai
commencé à me cultiver. Le premier jour du cours, j'ai eu une réaction physique
très manifeste. J'avais constamment besoin d'aller aux toilettes et souvent des
vagues d'un courant chaud me traversaient le dos et tout le corps. Je ne savais
pas ce que c'était et ne m'en préoccupais pas. J'écoutais tout simplement le
cours. Ordinairement, au bout d'une journée de travail j'étais très fatigué,
j'avais des vertiges et j'avais sommeil. Parfois je m'endormais durant le cours
mais j'avais pourtant l'oeil clair et la tête dégagée en rentrant chez moi.
J'éprouvais une sensation de confort et de légèreté inconnue depuis beaucoup
d'années. J'ai compris que le Maître était en train de purifier mon corps. Le
cinquième jour mes maux d'estomac ont disparu et par la suite les malaises causés
par les calculs dans l'urètre ont aussi disparu. Les tics musculaires,
l'asthénie et les autres symptômes sont tous disparus les uns après les autres.
Ainsi, le corps était entièrement guéri, l'énergie et la condition physique ont
atteint un niveau merveilleux que je n'avais jamais connu depuis 20 ans. Le
Falun Dafa m'avait rendu la vie.
Au
mois de mars dernier j'ai eu le bonheur de voir notre honorable Maître en
personne au Congrès de New York. Chose inoubliable, le Maître a répondu à
toutes mes questions et à celles de mon fils, il a effacé nos doutes et nos
inquiétudes au sujet de la cultivation. Nous étions fortement encouragés. J'ai
un caractère assez fort. De toute ma vie d'adulte je n'ai jamais pleuré le
moindrement. Mais durant la conférence je ne cessais de pleurer, les larmes
coulaient de source. Plus tard, j'ai su que c'était parce que le Maître me
purifiait le corps.
Peu
après, je faisais l'expérience de phénomènes décrits par le Maître. Parfois je
voyais tourner le Falun et j'entendais la musique d'accompagnement des
exercices. Au commencement, je ne lisais pas le livre très attentivement.
Ensuite, j'ai lu l'article intitulé "Se fondre dans la Loi":
"L'esprit d'un pratiquant du Dafa est rempli de la Grande Loi, ainsi, le
pratiquant pratique avec certitude la voie authentique. Alors, pour apprendre
le Loi vous devez la comprendre dans un esprit de sobriété. La clé du véritable
avancement consiste à lire et à étudier davantage les livres. Sachez clairement
qu'en réalité la lecture de la Grande Loi vous transforme, la lecture de la
Grande Loi vous fait monter plus haut. Les connotations innombrables de la
Grande Loi en complément avec la pratique des exercices vous mèneront
certainement jusqu'à l'accomplissement." Après avoir lu ce passage, j'ai commencé
à lire attentivement le livre entier au rythme d'un cours par jour ou de deux
ou trois cours par jour. Lors de la septième lecture, une merveilleuse vision
est apparue: à chaque fois que j'ouvrais le livre "Zhuan Falun",
chaque page était colorée en rouge et la couleur rouge s'intensifiait à mesure
que je lisais, comme le rouge d'un charbon ardent, parfois des rayons de
lumière dorée s'échappaient des mots! Je voyais bien que le Falun Dafa est une
loi universelle et que Zhuan Falun est un livre envoyé du ciel.
À la
deuxième page de Zhuan Falun notre Maître nous dit: "À vrai dire, pour
l'adepte, tout le processus de cultivation consiste à lâcher sans cesse les
attachements humains." Au début, je ne comprenais pas ce que cela voulait
dire. Après un an de cultivation, j'ai enfin compris à quel point ces paroles
sont profondes et chargées de signification.
Peu
après avoir commencé à me cultiver, j'avais les mains surchargées
d'électricité; je transmettais de l'électricité à tout ce que je touchais. Au début,
cela me passionnait parce que cette énergie était un produit de la cultivation.
Parfois mes vêtements se gonflaient comme un ballon quand je les ôtais. Par
moments, cela me troublait. Je recevais des chocs électriques plusieurs fois
par jour, parfois assez forts pour me
faire sursauter, surtout en touchant des objets métalliques, à tel point que je
n'osais plus mettre la main à une poignée de porte. Alors j'ai pensé que
c'était à cause de la peur, il n'y aurait pas de choc si je n'avais pas peur, mais
ça continuait quand même. Cette chose a duré presque un an. À chaque congrès,
je voulais interroger notre Maître à ce sujet, mais j'oubliais toujours de le
faire jusqu'au congrès de 1999 en Australie. J'ai demandé à un autre pratiquant
de poser la question pour moi. Heureusement, le Maître Li y a répondu. J'ai
réfléchi très attentivement et j'ai réalisé qu'au départ je m'étais rendu
coupable d'une certaine suffisance, j'avais voulu faire étalage de mes dons,
j'avais trop tenu à obtenir des pouvoirs extraordinaires. Parfois, j'avais fait
exprès pour rechercher cette sensation. Si le choc était désagréable, je
m'attachais à la peur. Après avoir écouté les réponses du Maître, j'ai tout
compris. Les troubles provenaient de mes attachements. Plus tard, ces phénomènes
ont cessé.
De
métier, je suis chercheur en biochimie. Un jour, en faisant une expérience en
génétique je pensais qu'en ma qualité pratiquant, je me devais d'être un bon
travailleur, même meilleur que les autres. Alors je faisais diligence pour tout
faire parfaitement. Mais j'échouais sans cesse. Cela m'inquiétait un peu.
J'avais mis le plus grand soin à préparer une expérience, chaque étape était
parfaite. J'ai décidé de tout vérifier encore une fois avant de faire
l'expérience. En mettant une culture de cellules sous un microscope j'ai
renversé le plat avec tout ce qu'il contenait, c'était la perte de plusieurs
journées de travail. J'ai tout d'un coup réalisé que c'était à cause de mon
attachement. En apparence, je me dévouais entièrement à mon travail mais en
réalité je recherchais la célébrité et mon intérêt personnel. Cette expérience
a servi à éliminer mon attachement au travail. Une fois cet attachement
abandonné, je me suis senti profondément soulagé. Depuis ce moment je mène les
expériences avec le coeur en paix, sans m'attacher à un objectif. Comme
résultat, le travail réussit toujours sans problèmes.
Après
quelques mois de cultivation, je me rendais compte de plus en plus à quel point
le Dafa est bon et je voulais promouvoir le Dafa toujours davantage. En premier
lieu, j'ai tenté de persuader ma mère à se cultiver. Après mon départ à
l'étranger, je m'inquiétais surtout de ma mère qui était malade. Je pensais
qu'il serait donc merveilleux si elle pouvait apprendre le Dafa, n'était-ce que
pour guérir ses maladies. Alors je lui ai écrit et téléphoné pour tenter de la
persuader, j'ai même demandé à des amis d'acheter les vidéocassettes des
conférences et des exercices et de lui trouver les sites pour aller pratiquer.
Pourtant, elle n'y allait tout simplement pas. J'ai appelé mon neveu pour lui
demander de la contraindre à se rendre au site pour apprendre les exercices:
toujours sans résultat. J'ai appelé d'innombrables fois, parfois, sous le coup
de la pression, elle promettait d'y aller, mais enfin elle n'y allait jamais.
Six mois se sont écoulés ainsi. Enfin, je pensais à l'âge avancé de ma mère et
à son piètre état de santé. Ses journées étaient comptées. Si elle ne s'y
mettait pas tout de suite, elle risquait de perdre sa dernière occasion d'apprendre
le Dafa. Faute d'autres moyens, j'étais prêt à retourner au pays pour
l'instruire personnellement. Un jour, on était en train de lire le livre du
Maître. Un assistant m'a lu le passage suivant: "Il vous est impossible
d'interférer avec la vie d'autrui, ou d'intervenir dans la destinée d'autrui,
ni celle de votre mère, ni celle de vos fils et filles, parents ou frères.
Est-ce vraiment à vous d'en décider?" Soudainement, mon coeur a été touché
et les larmes se sont mises à couler. Dans sa grande compassion, notre Maître
m'avait indiqué la source du problème par la bouche d'un pratiquant. Ne
s'agissait-il pas de mon attachement à la sentimentalité et de l'attachement à
l'accomplissement d'un objectif? Je me suis rendu compte que mon attachement
pouvait vraiment former un obstacle qui empêchait ma mère d'obtenir le Dafa. Il
faut prendre la cultivation au sérieux. La promotion du Dafa est une chose à
tel point sacrée que pour la faire on ne doit pas garder le moindre
attachement! Alors j'ai laissé tomber et j'ai cessé d'insister. Je lui ai
seulement dit que le Dafa n'est pas une pratique ordinaire du Qigong, mais
plutôt de la cultivation. Trois mois plus tard, au début de juillet 1999, je
lui ai téléphoné. Elle m'a dit, toute contente: "J'ai commencé à cultiver
le Falun Dafa. Après avoir écouté les conférences du Maître pendant trois
jours, ma vue et mon cerveau sont devenues clairs. Je pouvais tout voir, tout
entendre. Après, j'ai commencé à me rendre au parc pour pratiquer en groupe à 3
heures chaque matin et je rentrais chez moi à 8 heures. Je pratique aussi deux
heures chaque nuit. Au bout d'un mois seulement, toutes mes maladies ont
disparu. Maintenant j'ai beaucoup d'énergie mentale et physique. Je suis
capable de faire tous mes travaux ménagers. Je me cultive et je pratique de
tout coeur." Sa voix exprimait une si grande force intérieure, que je n'en
croyais pas mes oreilles. Était-ce bien ma mère, âgée et criblée de maladies?
C'était un miracle! Avant de commencer à cultiver le Dafa, elle souffrait d'un
cancer avancé aux poumons. La radiothérapie avait beaucoup affaibli son corps.
En plus, elle avait souffert de tension artérielle, de diabète, de calculs de
la vésicule biliaire, de gastrite, d'arthrite, ainsi de suite... Tous les
jours, elle éprouvait des vertiges, de la confusion, elle était à bout de
souffle. Elle ne pouvait rien faire, même pas se soigner personnellement. Les
médecins n'espéraient plus la guérir. Malgré tout cela, elle a recouvré la
santé au bout d'un mois de cultivation et de pratique. Elle est capable de
faire sept heures de lecture et de pratique par jour, en plus de ses travaux
ménagers. C'est absolument vrai! C'est un miracle du Falun Dafa.
Au
cours d'une année de cultivation, j'ai continué à lire le livre et à pratiquer
les exercices. Au début, je pensais que je cultivais déjà très bien et ne
prêtais aucunement attention à mes lacunes en matière de cultivation. Un jour,
il y a quelques mois, je me suis réveillé en retard. Après seulement une heure
d'exercices en position debout, il fallait partir pour aller travailler. Que
dois-je faire? Dois-je continuer à pratiquer ou bien dois-je arrêter de
pratiquer pour me rendre au travail? Mon premier réflexe était de continuer les
exercices. Il ne faut pas remettre la pratique à plus tard. Ce n'est pas grave
si j'arrive en retard au travail. Si ça arrive une fois ou deux, personne ne
dira rien; par ailleurs, en tant que chercheur, je peux fixer mon propre
horaire. Du moment que je finis ce qu'il faut faire, il n'y a aucun problème.
Je peux aussi rentrer chez moi plus tard. C'est en ce moment-là que je me suis
tout d'un coup souvenu de la conférence du Maître à Singapore: "La bonne
manière de s'harmoniser avec la Loi consiste à être en premier lieu une bonne
personne. Quand on se comporte comme une bonne personne, on entre en même temps
en harmonie avec la Loi." "On peut ainsi, personnellement et vraiment
comprendre la Loi, cultiver la Loi, et pratiquer d'une manière noble et vraie.
C'est ainsi que chacun se met en harmonie avec la Loi. Autrement dit, vous
protégez la Loi car chaque pratiquant représente, par son comportement en
société, l'image du Falun Dafa, n'est-ce pas? Par un mauvais comportement, on
endommage certainement la réputation de la Grande Loi et on ne peut aucunement
prétendre être en harmonie avec la
Loi." Alors j'ai vu que le fait de me rendre au travail ponctuellement, de
travailler fort, de me comporter comme une bonne personne, fait partie
intégrante de ma cultivation. Si je continue à faire les exercices et si je ne
vais pas au travail, est-ce que je n'oublie pas de me cultiver même si je
continue à pratiquer? Comment puis-je pratiquer convenablement avec une
attitude aussi égoïste? Comment puis-je me comporter en vrai pratiquant du
Dafa? Pour me cultiver, je dois être une bonne personne. Je dois obéir aux
règles de mon emploi. Le Maître a dit: "Tout ce qui empêche, au fond, le
Gong de progresser se résume en deux mots: 'la cultivation et la pratique' car
certaines gens veulent seulement veiller à la pratique des exercices, sans se
cultiver". Alors je suis tout de suite parti travailler.
J'ai
fait mon examen de conscience pour voir si je suivais les principes du Dafa et
j'ai eu honte, j'ai pensé que je ne méritais pas la compassion du Maître.
Depuis plus d'un an sur la voie, je me concentrais toujours sur la pratique et
je négligeais la cultivation. De ces deux mots: "cultivation" et
"pratique", la cultivation doit avoir la préséance. Alors j'ai
examiné ma pratique. Avais-je progressé? Je n'étais pas encore capable de
m'asseoir en pleine position de lotus. L'esprit d'attachement à l'objectif
retardait la pratique. J'étais égoïste et loin de répondre aux normes de la
cultivation. Au moment de cette réalisation, j'ai ressenti un soulagement et
une nouvelle ouverture du coeur. Ce jour-là, pour la première fois, j'ai pu
m'asseoir en pleine position de lotus. Auparavant, j'avais cru que c'était
purement une question de pratique, sans rapport avec le Xinxing.
Je
viens de décrire quelques-unes de mes expériences en matière de cultivation. Je
suis très heureux de pouvoir les partager avec vous tous. Je vous prie de
m'aider et de porter à mon attention tout ce qu'il pourrait y avoir
d'inconvenant dans ce que je viens de dire. En conclusion, je veux vous lire un
poème du Maître:
"La
Cultivation solide":
"Apprendre
la Loi, réaliser la Loi,
Apprendre
de l'exemple des autres comment étudier et se cultiver avec diligence
Tout
vérifier dans son entourage pour voir si l'on accomplit la Loi
Faire
ces choses pleinement, voilà la vraie cultivation".
traduit
de la version anglaise
http://www.clearwisdom.net/eng/2001/Apr/01/VSF040101_3.html
version
originale chinoise